Publication du bilan 2020 de l’Observatoire national de la biodiversité

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21 janvier 2021

A l’occasion de la mise en ligne du portail NatureFrance, l’Observatoire national de la biodiversité dévoile son bilan de l’année 2020.

Malgré les efforts de protection déployés ces dernières années, les populations animales et végétales sauvages poursuivent leur déclin et seule une faible proportion des habitats naturels demeure dans un état de conservation favorable.
Ainsi, ce bilan nous apprend que près d’un quart des populations d’oiseaux communs spécialistes ont disparu de métropole en trente ans et que 19 % des espèces sont éteintes ou menacées d’extinction en France, dont 16 % des plantes à fleurs.
En cause : les activités humaines, responsables des cinq grands types de pressions sur la biodiversité, dont les principales sont la destruction des habitats, la surexploitation des ressources et les pollutions.

A titre d’exemples de ces pressions responsables de la chute de la biodiversité, le bilan 2020 de l’ONB mentionne l’artificialisation des espaces naturels et agricoles, qui représente une surface annuelle équivalente à 6 fois la superficie de la ville de Paris, ou l’utilisation des produits phytosanitaires dont les ventes pour les usages agricoles ont augmenté de 25 % sur la période 2009-2018. Ces évolutions ont des conséquences sur les écosystèmes dont nous dépendons pour l’eau, l’air, la nourriture, et tant d’autres services qui déclinent également.

Toutefois, la prise de conscience de la population française est grandissante. On le mesure, par exemple, à travers le succès des sciences participatives en lien avec la biodiversité : le nombre de personnes qui participent à ces programmes de science citoyenne a ainsi été multiplié par 5 depuis 2011.

Ce nouveau bilan de l’ONB souligne la nécessité de la mise en œuvre, comme le préconisait l’IPBES dans son rapport en 2019, de changements transformateurs de nos modèles de production et de consommation, pour inverser la tendance à l’érosion de la biodiversité. Il rappelle aussi l’importance d’intégrer la préoccupation de la protection du vivant et de conservation de la biodiversité dans toutes les politiques publiques, les décisions économiques, et plus globalement dans la société dans son ensemble.