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  • Les épisodes de pollution en PM10 en France en 2018

     

     

    En 2018, les situations météorologiques propices aux concentrations élevées de particules ont été rares et les épisodes de pollution aux particules n’ont souvent duré que 2 ou 3 jours. Le plus important s’est déroulé les 21 et 22 février 2018 : plusieurs zones du quart nord-ouest de la France ont été affectées par une masse d’air d’origine continentale chargée en particules, qui a progressé depuis le nord-est vers le sud-ouest.

    Moyennes des concentrations journalières de fond en PM10, du 21 au 22 février 2018
    Moyennes des concentrations journalières de fond en PM<sub>10</sub>, du 21 au 22 février 2018
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    Moyennes des concentrations journalières de fond en PM10, du 21 au 22 février 2018

    Source : PREV’AIR

    Par ailleurs, des épisodes de pollution aux particules ont également été observés en Guyane, Guadeloupe et Martinique. Leur origine est toutefois très différente, puisqu’il s’agit de transports transatlantiques de poussières désertiques provenant du Sahara, phénomène régulièrement observé, venant s’ajouter aux émissions anthropiques et contribuant parfois de manière prépondérante aux concentrations mesurées. Ce fut le cas à plusieurs reprises en Guyane, fin mars, début avril et début juin. La Martinique et la Guadeloupe ont été affectées notamment la première quinzaine de juin, la première quinzaine d’août et fin septembre-début octobre.

    La composition chimique des PM10, recueillies sur deux stations de mesure de la qualité de l’air situées en Martinique (station de proximité automobile de Renéville à Fort-de-France et station rurale de Brume), a pu être étudiée en juin-juillet 2018 lors de journées où les concentrations en PM10 étaient supérieures au seuil d’information et de recommandation de la population. Ces analyses mettent en évidence une prépondérance des poussières désertiques. Elles constituent ainsi environ 75 % des PM10 (en moyenne sur les 6 jours de dépassements du seuil d’information ayant pu être étudiés), ce qui est sensiblement différent de la composition chimique observée lors d’épisodes de pollution particulaire en métropole.

     

Mis à jour le 4 février 2020