Les émissions de gaz à effet de serre des transports

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Le transport est l’activité qui contribue le plus aux émissions de gaz à effet de serre (GES) de la France. En 2017, il représente 30 % des émissions françaises de GES. Depuis 1990, les GES des transports ont augmenté de 13 %. Elles sont stables depuis 2010, l’amélioration de la performance environnementale des véhicules ne compensant pas l’augmentation de la circulation.
96 % des émissions de GES induites par les transports sont constituées de CO2 provenant de la combustion de carburants. Les émissions liées à la circulation routière incombent à hauteur de 56 % aux véhicules particuliers, de 23 % aux poids lourds et de 21 % aux véhicules utilitaires légers. Alors que les émissions du transport ferroviaire sont négligeables, le transport aérien, intérieur et international imputé à la France, représente 4,4 % du total des émissions françaises de GES.

Les émissions de GES des transports

Les transports regroupe les déplacements (biens, personnes) effectués au sein des branches d’activités économiques spécifiques (entreprises de services de transport pour le compte d’autrui), des activités supports de certaines entreprises (transport pour compte propre), des services publics, et ceux effectués par les véhicules appartenant aux ménages.

Les émissions de GES du secteur des transports correspondent ainsi aux émissions engendrées par les activités liées aux transports de voyageurs et au fret. Les inventaires d’émissions distinguent les différents types de véhicules ou mode transport : les voitures particulières, les deux roues motorisés, les véhicules utilitaires légers (VUL), les poids lourds, les bus et les cars, les métros et RER, les tramways, les trains, les navires fluviaux et maritimes et les avions.

Par convention internationale,

  • les transports internationaux aériens, maritimes et fluviaux sont exclus du total national. Seules sont prises en compte les émissions des déplacements effectués entre deux ports ou aéroport localisés en France ;
  • pour le transport routier, les émissions proviennent des véhicules français mais également des poids lourds étrangers réalisant du transit international.

Par convention également :

  • les émissions ne tiennent pas compte de celles liées à la fabrication des véhicules ou à celles des carburants ;
  • les émissions de GES liées à la production d’électricité ne sont pas comptabilisées dans le secteur des transports, mais dans celui de l’énergie et de la transformation de l’énergie.

En 2017, le transport est le secteur émettant le plus de GES en France avec 134 Mt CO2e, soit 30 % de l’inventaire national de GES. En 1990, la part des transports, deuxième des secteurs les plus émetteurs, représentait 22 % du total national.

Répartition sectorielle des émissions de gaz à effet de serre en France en 2017
Répartition sectorielle des émissions de gaz à effet de serre en France en 2017
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Répartition sectorielle des émissions de gaz à effet de serre en France en 2017

Note : Inventaire national hors utilisation des terres, changement d’affectation des terres et foresterie (UTCATF).

Champ : France périmètre Kyoto (métropole + outres mers appartenant à l'UE)

Source : CITEPA, rapport Secten 2018

Traitement : SDES, 2019

96 % des GES émis par les transports sont constituées de CO2. Directement lié à l’énergie, il provient de la combustion de carburants. Le solde des émissions est principalement constitué par des HFCs (3 %), gaz provenant des systèmes de climatisation des véhicules.

Part des émissions françaises des différents gaz à effet de serre liées au transport en 2017
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Part des émissions françaises des différents gaz à effet de serre liées au transport en 2017

Note : Inventaire national hors utilisation des terres, changement d’affectation des terres et foresterie (UTCATF).

Champ : France périmètre Kyoto (métropole, outre mer relevant de l'Union européenne)

Source : CITEPA, rapport Secten 2018

Traitement : SDES, 2019

Répartition des émissions de GES des selon le mode de transport

En 2017, le parc français routier comprend 39,3 millions de véhicules dont 83 % de voitures particulières (dont 61 % de diesel), 16 % de VUL (essentiellement diesel) et 2 % de poids lourds, y compris bus et cars (essentiellement diesel).

Les émissions de GES des transports sont essentiellement dues au déplacement des personnes en voiture particulière. Utilisées en grande majorité par les ménages, elles sont à l’origine de 53 % des émissions du secteur des transports.
Le transport des poids lourds, y compris bus et cars, représente 22 % des émissions du secteur des transports. Les VUL, 20 % du total des transports.
6 % des émissions de GES des transports proviennent des modes aériens, maritimes, fluviaux et ferroviaires.

Le transport par la route constitue ainsi la quasi-totalité des émissions du transport (95 %). Le poids des émissions des poids lourds, rapportés à la circulation (km parcourus par les véhicules) est plus important que celui des voitures particulières. Les poids lourds représentent 5 % de la circulation contre 76 % pour les voitures particulières et les deux roues.

Répartition des émissions françaises de gaz à effet de serre selon le mode de transport en 2016
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Répartition des émissions françaises de gaz à effet de serre selon le mode de transport en 2016

Note : Inventaire national hors utilisation des terres, changement d’affectation des terres et foresterie (UTCATF) ;
Pour les transports aériens, maritimes et fluviaux les émissions répertoriée concernent celles entre 2 ports ou aéroports du territoire national.

Champ : France métropolitaine

Source : CITEPA, rapport Secten 2018

Traitement : SDES, 2019

Évolution des émissions de GES des transports

Alors que les émissions nationales de GES ont diminué de 15 % entre 1990 et 2017, celles des transports ont augmenté de 13 %. Le transport est le seul secteur dont les émissions de GES ont cru sur cette période.

L’évolution des émissions de GES des transports se caractérise par des tendances différentes :

  • entre 1990 et 2004, elles ont augmenté de 1,3 % par an en moyenne ;
  • entre 2005 et 2009, elles ont décru de 1,7 % par en moyenne entre 2005 et 2009, en raison notamment de l’incorporation des agro-carburants, du renouvellement du parc (véhicules moins énergivores), et, pour les années 2008 et 2009, de l’augmentation des prix des carburants ;
  • depuis 2010, elles sont stables avec toutefois une légère croissance depuis 2014.
Évolution des émissions françaises des gaz à effet de serre des transports
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Évolution des émissions françaises des gaz à effet de serre des transports

Note : Inventaire national hors utilisation des terres, changement d’affectation des terres et foresterie (UTCATF).

Champ : France périmètre Kyoto (métropole + outres mers appartenant à l'UE)

Source : CITEPA, rapport Secten 2018

Traitement : SDES, 2019

Cette évolution est corrélée au niveau de la circulation qui présente des tendances similaires à celles des émissions de GES du secteur.

Ainsi,

  • le nombre de kilomètres parcourus par les véhicules routiers a progressé de 42 % depuis 1990 ;
  • le nombre de kilomètres parcouru par voyageur en véhicules particuliers a augmenté de 26 % sur la période 1990-2017, malgré une tendance à la baisse observée dans la seconde partie des années 2000. Cette progression est toutefois moins forte que celle constatée dans les transports collectifs (+ 39 % depuis 1990) ;
  • la quantité des marchandises transportées, exprimées en tonnes.kilomètre, a cru de 30 % entre 1990 et 2017. Alors que le transport routier de marchandises a progressé de 56 %, le transport de marchandises par voie ferrée a décru de 42 %. Les VUL ont connu la plus forte progression de leurs émissions de GES (+ 42 % entre 1990 et 2017) parallèlement à l’augmentation des marchandises transportées par ce type de véhicules.
Évolution des émissions française de gaz à effet de serre des transports par mode de transport
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Évolution des émissions française de gaz à effet de serre des transports par mode de transport

Notes : Inventaire national hors utilisation des terres, changement d’affectation des terres et foresterie (UTCATF) ;
Autres modes : 2 roues, transport ferroviaire, transports intérieurs aériens, martimes et fluviaux ;
Pour les transports aériens, maritimes et fluviaux les émissions répertoriée concernent celles entre 2 ports ou aéroports du territoire national.

Champ : France périmètre Kyoto (métropole et outre-mer relevant de l'UE)

Source : CITEPA, rapport Secten 2018

Traitement : SDES, 2019

Les voitures particulières

En 2017, les voitures particulières (32,5 millions de véhicules) ont émis 72,4 Mt CO2e de GES, soit 53 % des GES des transports et 16 % de l’ensemble des émissions nationales. Le parc de véhicules est constitué à 76 % de véhicules à motorisation diesel et à 24 % de véhicules à motorisation essence, la part des véhicules roulant au GNV ou au GPL et des véhicules électriques étant marginales.

Entre 1990 et 2017, les émissions de GES des véhicules particuliers ont augmenté de 8 % alors que les kilomètres parcourus par ces véhicules ont progressé de 39 %. Cette différence résulte de l’amélioration de l’efficacité énergétique des véhicules et de l’incorporation progressive d’agro-carburants. La part des véhicules à motorisation diesel dans le parc roulant (en véhicules.km) est de 78 %. Les véhicules à motorisation diesel présente un parcours moyen annuel plus élevé que celui des véhicules à motorisation essence. En 1990, les véhicules à motorisation diesel représentaient un quart des émissions de GES des véhicules particuliers contre trois quarts pour les véhicules à motorisation essence. En 2017, les proportions se sont inversées.

Répartition et évolution des émissions de gaz à effet de serre des voitures particulières
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Répartition et évolution des émissions de gaz à effet de serre des voitures particulières

Note : Inventaire national hors utilisation des terres, changement d’affectation des terres et foresterie (UTCATF).

Champ : France métropolitaine

Source : CITEPA, rapport Secten 2018

Traitement : SDES, 2019

Depuis 2011, les immatriculations de voitures neuves à motorisation essence progressent à nouveau. En 2017, pour la première fois depuis 2000, les ventes de voitures essences sont supérieures à celles roulant au diesel.

Évolution des immatriculations des voitures particulières neuves par type de motorisation
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Évolution des immatriculations des voitures particulières neuves par type de motorisation

Champ : France métropolitaine et départements d'Outre-mer

Source : SDES, fichier central des automobiles jusqu'en 2009, SDES-RSVERO à partir de 2010

Le type de motorisation des véhicules n’est pas sans incidences sur les émissions de GES, les véhicules diesel émettant en moyenne moins de CO2 que les voitures essence par kilomètre parcouru : 164 g/km pour les motorisations diesel contre 174 g/km pour les motorisations essence. La moyenne des émissions unitaires de l’ensemble des véhicules est de 166 g/km. Les constructeurs automobiles ont pour objectif réglementaire, à l’horizon 2020, de respecter le seuil de 95 grammes de CO2 par km au maximum. En 2017, les véhicules vendus émettent en moyenne 110 grammes de CO2 par km.

Évolution des émissions unitaires des voitures particulières
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Évolution des émissions unitaires des voitures particulières

Champ : France métropolitaine ; poids lourds de plus de 3,5 tonnes, transport national et international, sous pavillon français, hors transit

Source : SDES, enquête TRM, rapport à la commission des comptes des transports, 2018

À travers le système du « bonus - malus automobile », la France favorise l’acquisition de véhicules moins émetteur de GES. En 2019, une subvention est accordée pour les véhicules émettant moins de 20 grammes de CO2 par km et une taxe est perçue sur les achats de véhicules émettant plus de 119 grammes de CO2/km.

Les émissions des transports attribuées directement aux ménages (provenant de la majorité des voitures particulière et d’une fraction des VUL) représentent près de 69 Mt CO2, soit 11 % de plus qu’en 1990. L’évolution peut être décomposée en plusieurs facteurs :

  • la population qui accroit la demande en transport ;
  • la distance moyenne par personne ;
  • la consommation d’énergie des véhicules ;
  • le contenu en CO2 des carburants.

L’augmentation des distances moyennes parcourues par personne a en partie compensé l’amélioration de la performance environnementale des carburants et des véhicules. La décomposition des facteurs explicatifs de l’évolution des émissions du transport des véhicules des ménages met en évidence la pluralité des leviers à activer pour réduire les émissions de GES, y compris les efforts comportementaux afin de limiter l’usage croissant de la voiture individuelle.

Facteurs explicatifs de l’évolution des émissions de CO2 des véhicules des ménages
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Facteurs explicatifs de l’évolution des émissions de CO2 des véhicules des ménages

Lecture du graphique : les variations des facteurs explicatifs sont rapportées au total. La variation d’un facteur explicatif serait celle de l’évolution totale, si les autres facteurs explicatifs étaient restés constants sur la période.

Champ : France métropolitaine

Source : CITEPA, inventaire Namea-air et consommation d'énergie au format namea, 2018 ; INSEE, RGP 2018 ; SDES, rapport à la commission des comptes des transports de la Nation 2018

Le transport de voyageurs

En 2017, le transport de voyageurs représente 941 milliards de voyageurs.km :

  • 72 % sont effectués en voitures individuelles ;
  • 32 % en transport en commun, dont 60 % en train, métro ou RER ;
  • 2 % en avion (transport intérieure uniquement). Les kilomètres parcourus par les passagers des avions (transport intérieur uniquement) sont en augmentation : + 35 % depuis 1990.
    Le nombre de km parcourus par les voyageurs a augmenté de 29 % depuis 1990, alors que la distance moyenne annuelle effectuée par personne a augmenté de 10 %, tous modes confondus.
Évolution des parcours moyens annuels par personne

Champ : France métropolitaine

Source : INSEE, RGP 2018 ; SDES-SDST, rapport à la Commission des Comptes des Transports de la Nation, 2018

Les véhicules utilitaires légers

Les véhicules utilitaires légers (VUL) désignent les camionnettes destinées au transport de personnes ou de marchandises avec un poids total autorisé en charge ne dépassant pas 3,5 tonnes. Ces véhicules disposent principalement de motorisation diésel. Avec 6,1 millions de véhicules, les VUL représentent 16 % du parc routier français. Le nombre de VUL a augmenté de 46 % depuis 1990. À l’origine de 27 Mt CO2e en 2017, ils contribuent à hauteur de 20 % des émissions de GES des transports, ce qui en fait la troisième source d’émissions de ce secteur. En 2017, les émissions de GES émis par les VUL sont supérieures à celles de 1990 (+ 42 %).

Répartition et évolution des émissions de gaz à effet de serre des véhicules utiliaires légers (VUL)
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Répartition et évolution des émissions de gaz à effet de serre des véhicules utiliaires légers (VUL)

Note : Inventaire national hors utilisation des terres, changement d’affectation des terres et foresterie (UTCATF).

Champ : France métropolitaine

Source : CITEPA, rapport Secten 2018

Traitement : SDES, 2019

L’évolution du transport de marchandises (+ 19 % de tonnes.kilomètres sous pavillon français depuis 1990) est plus forte pour les VUL (+69 %) que pour les poids lourds. Les marchandises demeurent néanmoins majoritairement transportées par les poids lourds (83 % des tonnes.kilomètres sous pavillon français du transport national).

Évolution de la circulation des véhicules utilitaires légers et des poids lourds
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Évolution de la circulation des véhicules utilitaires légers et des poids lourds

Champ : France métropolitaine. Transport intérieur, y compris transport international et de transit des véhicules français et étrangers.

Source : CITEPA, rapport Secten 2018

Traitement : SDES, 2019

Le parc roulant des VUL émet en moyenne 233 grammes de CO2 par km. Les VUL neuf ne dépassent pas 146 grammes de CO2 par km. Les émissions unitaires moyennes des VUL en circulation sont plus élevées que celles des voitures (+40 %) mais restent presque 4 fois moins importantes que celles des poids lourds.

Évolution des émissions unitaires des véhicules utilitaires légers
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Évolution des émissions unitaires des véhicules utilitaires légers

Champ : France métropolitaine

Source : CITEPA, rapport Secten 2018

Traitement : SDES, 2019

Les poids lourds et le transport de marchandises

Les poids lourds

Avec 640 000 véhicules, le parc français de poids lourds représente 2 % du parc français de véhicules routier. Il est notamment composé de 15 % de bus et cars. Les poids lourds, bus et cars, réalisent 5 % de circulation en 2016 (en véhicules.kilomètres) et assurent 83 % des marchandises transportées sous pavillon français. En 2017, les poids lourds, y compris bus et cars, ont émis 29,8 Mt CO2e, soit 22 % du total des GES émis par le secteur des transports.

Émissions de gaz à effet de serre des poids lourds, y compris bus et car, en 2017
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Émissions de gaz à effet de serre des poids lourds, y compris bus et car, en 2017

Notes : Inventaire national hors utilisation des terres, changement d’affectation des terres et foresterie (UTCATF) ;
Autres modes : 2 roues, transport ferroviaire, transports intérieurs aériens, maritimes et fluviaux ;
Pour les transports aériens, maritimes et fluviaux les émissions répertoriée concernent celles entre 2 ports ou aéroports du territoire national.

Champ : France périmètre Kyoto (métropole et outre-mer relevant de l'UE)

Source : CITEPA, rapport Secten 2018

Traitement : SDES, 2019

Depuis 1990, les émissions de GES provenant des poids lourds ont augmenté de 9 % :

  • une croissance de 0,3 % par an en moyenne entre 1990 et 2007 ;
  • en 2008 et 2009, une baisse de émissions de 9 % en moyenne par an suite à la baisse de l’activité de transport de marchandises ;
  • depuis, hausse des émissions de 0,6 % par an moyenne, retrouvant ainsi un niveau d’émissions comparable à celui de la fin des années 1990.
Évolution des émissions unitaires des poids lourds

Champ : France métropolitaine

Source : CITEPA, rapport Secten 2018

Traitement : SDES, 2019

Les émissions unitaires moyennes de CO2 des poids lourds sont en 2016 de 911 grammes de CO2 par km, soit près de 5,5 fois plus que celles des voitures particulières. Ces émissions unitaires moyennes du parc de poids lourds ont diminué de 9 % depuis 1990.

Les marchandises transportées sont majoritairement des produits agricoles ou provenant de l’industrie agroalimentaire (31 % environ des tonnes.kilomètres transportées) et des matériaux de construction (23 % environ des tonnes.kilomètres transportées). Les combustibles fossiles et les produits issus de l’industrie chimique composent 9 % environ des marchandises.

Répartition des marchandises transportées par la route sous pavillon français en 2017
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Répartition des marchandises transportées par la route sous pavillon français en 2017

Champ : France métropolitaine ; poids lourds de plus de 3,5 tonnes, transport national et international, sous pavillon français, hors transit

Source : SDES, enquête TRM, rapport à la commission des comptes des transports, 2018.

Le transport de marchandises

Le transport intérieur de marchandises comprend les déplacements effectués par les véhicules sous pavillon français au sein du territoire national pour du transport national et international. Il regroupe également, en particulier pour le transport routier, les véhicules sous pavillon étranger réalisant du transit, du transport international ou du cabotage sur le territoire national.

En 2017, 86 % du transport de marchandises (exprimé en tonnes.kilomètres) s’effectue par la route. 34 % des du transport de marchandises est réalisé par des véhicules routiers étrangers, et 7 % par des VUL sous pavillon français. L’augmentation du trafic intérieur de marchandises (+ 30 % depuis 1990) s’est essentiellement réalisée au profit du transport international sous pavillon étranger qui a été multiplié par plus de 3 depuis 1990. Le transport ferroviaire de fret représente 9 % du transport intérieur de marchandises mais l’ensemble des émissions de GES des trains est négligeable : 0,3 % des émissions du secteur des transports. Le transport ferroviaire de fret régresse : - 36 % de tonnes.kilomètres depuis 1990.

Part modale du transport intérieur terrestre de marchandise en 2017
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Part modale du transport intérieur terrestre de marchandise en 2017

Champ : France métropolitaine

Source : SDES, d'après Eurostat, DGEC, VNF, rapport à la commission des comptes des transports, 2018

En 2017, les poids lourds et les VUL sont les principales sources d’émissions de GES du transport de marchandises : 57 Mt CO2e, soit 41 % des émissions du secteur des transports et 12 % des émissions nationales de GES.

Évolution du transport intérieur de marchandises par mode de transport
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Évolution du transport intérieur de marchandises par mode de transport

Notes : Inventaire national hors utilisation des terres, changement d’affectation des terres et foresterie (UTCATF) ;
Pour les transports intérieurs aériens et maritimes les émissions répertoriée concernent celles entre 2 ports ou aéroports du territoire national.

Champ : France périmètre Kyoto (métropole + outres mers appartenant à l'UE)

Source : CITEPA, rapport Secten 2018

Traitement : SDES, 2019

Le transport aérien, maritime et fluvial

Les inventaires de GES prennent en compte seulement les émissions de GES du trafic maritime et aérien domestique. En 2016, elles représentent respectivement 1 % (1,3 Mt CO2e) et 3,5 % (4,7 Mt CO2e) des émissions des transports.

Les émissions du transport international sont néanmoins calculées. Le transport international maritime imputé à la France était en 2015 de 5 Mt CO2e, en réduction de 37 % par rapport à 1990. Les émissions françaises de GES afférentes au transport aérien international ont doublé depuis 1990 et représentaient en 2016 17,2 Mt CO2e.

Contribution aux émissions de gaz à effet de serre du transport aérien en 2016
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Contribution aux émissions de gaz à effet de serre du transport aérien en 2016

Notes : Inventaire national hors utilisation des terres, changement d’affectation des terres et foresterie (UTCATF) + émissions des transports aériens internationaux imputés à la France.

Champ : France périmètre Kyoto (métropole et outre-mer relevant de l'UE)

Source : CITEPA, rapport Secten 2018

Traitement : SDES, 2019

La somme des émissions intérieures de l’aviation et des émissions du transport aérien international imputées à la France est de 20 Mt CO2e, soit 13,5 % des GES émis pas le secteur des transports et 4,5 % du total national.

Évolution 1990 / 2016 des émissions de GES des transports aériens et maritimes - France
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Évolution des émissions de GES des transports aériens et maritimes entre 1990 et 2016 en France

Notes : Inventaire national hors utilisation des terres, changement d’affectation des terres et foresterie (UTCATF) ;
Pour les transports intérieurs aériens et maritimes les émissions répertoriée concernent celles entre 2 ports ou aéroports du territoire national.

Champ : France périmètre Kyoto (métropole + outres mers appartenant à l'UE)

Source : CITEPA, rapport Secten 2018

Traitement : SDES, 2019

Comment sont calculées les émissions de GES des transports ?

Le Ministère de la Transition Écologique et Solidaire a confié au Centre Interprofessionnel Technique d’Études de la Pollution Atmosphérique (CITEPA) l’élaboration des inventaires nationaux d’émissions de polluants atmosphériques et de GES dans le cadre de l’arrêté du 24 août 2011 relatif au SNIEBA (Système National d’Inventaires d’Émissions et de Bilans dans l’Atmosphère).

Pour le transport routier

Pour estimer les émissions du secteur routier, le Citepa ne s’appuie ni sur les données communiquées par les constructeurs, ni sur les valeurs limites d’émission (VLE).

L’estimation des émissions résulte d’études scientifiques indépendantes qui sont compilées dans une base de données européenne qui alimente le modèle COPERT (basé sur la méthodologie EMEP/EEA). Les émissions sont dues à la combustion, l’évaporation et les abrasions du revêtement routier, des freins et des pneus. Elles sont calculées en tenant compte :

  • de paramètres liés aux véhicules et leurs déplacements (type de véhicules, motorisation, masse/cylindrée et norme du véhicule, vitesse moyenne et trafic sur les différents réseaux, taux de chargement de poids lourds, pente du réseau, température, etc.) ;
  • de facteurs d’émissions qui permettent de convertir des unités physiques en émissions.

En général, les facteurs d’émissions utilisés par le Citepa sont nettement plus élevés que les VLE fixées par les différentes directives européennes et donc plus conformes à la réalité.

Les émissions du transport aérien et maritime international

Conformément aux règles de comptabilisation des émissions de GES établies par le CCNUCC, les émissions de GES du transport international sont exclues du total des inventaires nationaux. Ces émissions sont néanmoins calculées, notamment à partir des ventes de carburants, et données pour information.

Ainsi, les inventaires de GES, pour la section relative aux transports aérien, maritime et fluvial, sont seulement prises en compte les émissions du transport intérieur français. Le transport aérien intérieur comprend les vols entre deux aéroports situés sur le territoire national, y compris en outre-mer, et le transport maritime intérieur comprend les liaisons entre deux ports français, y compris en outre-mer.