Les émissions de gaz à effet de serre du secteur de l’industrie manufacturière

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Le secteur de l’industrie manufacturière (hors activité liée au traitement des déchets et y compris activités de construction) est à l’origine de 79 Mt CO2e émis en 2017. Ce secteur est le quatrième contributeur d’émissions de gaz à effet de serre (GES) sur le territoire national français. L’industrie chimique, la fabrication de matériaux de construction (ciment, verre, chaux, tuiles, etc.), la métallurgie et l’industrie agro-alimentaire sont les principales activités émettrices de GES. Environ un quart des GES émis par le secteur de l’industrie manufacturière résultent de processus de fabrication industriels. Le CO2 provenant de la décarbonatation (réaction chimique libérant du CO2, se produisant par exemple lorsque l’on chauffe du calcaire) compose près de la moitié de ces GES provenant de processus industriels. L’industrie manufacturière est le secteur ayant le plus réduit ses émissions de GES entre 1990 et 2017 (- 45 %). La baisse des GES dans l’industrie manufacturière représente 80 % de la réduction totale des émissions de GES de la France sur cette période.

Les émissions de GES de l’industrie manufacturière

L’industrie manufacturière regroupe les activités de transformation physique ou chimique de matériaux, substances ou de produits en un autre bien et celles de la construction. Les activités liées à la production d’énergie (raffinage, centrale de production d’électricité, extraction de combustibles) ne sont pas retenues dans le secteur de l’industrie manufacturière.

La valeur ajoutée du secteur des activités manufacturière et de la construction représente 17 % du PIB national. Le secteur de la construction crée quasiment autant de valeur ajouté que les industries manufacturière (hors activités de raffinage). L’industrie agroalimentaire (20 % de la valeur ajoutée de l’industrie manufacturière), la fabrication de matériels de transports, de matériaux de construction (verre, chaux, ciment, tuiles, etc.) et de plastiques, l’industrie des métaux, la construction et la réparation de machines, la chimie et la pharmacie, la fabrication d’équipements électriques et électroniques et le travail du bois constituent les principales activités de l’industrie manufacturière. En volume, la valeur ajoutée de l’industrie manufacturière a augmenté de 42 % depuis 1990. Celle de la construction a diminué de 9 %. La contribution de l’industrie manufacturière au PIB est stable depuis 1990 (-1 % entre 1990 et 2017).

En 2017, l’industrie manufacturière est à l’origine de 79 MtCO2e de GES, soit la quatrième des sources d’émissions (17 % de l’inventaire national). En 1990, le secteur de l’industrie manufacturière était le plus émetteur avec 26 % des émissions nationales. L’industrie chimique (26 % des émissions du secteur de l’industrie manufacturière), la fabrication de matériaux de construction et la production de minéraux non-métallique (23 %), la métallurgie (21 %) et l’industrie agro-alimentaire (14 %) sont à l’origine de l’essentiel des émissions.

Répartition sectorielle des émissions de gaz à effet de serre en France en 2017
Répartition sectorielle des émissions de gaz à effet de serre en France en 2017
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Répartition sectorielle des émissions de gaz à effet de serre en France en 2017

Note : Inventaire national hors utilisation des terres, changement d’affectation des terres et foresterie (UTCATF).

Champ : France périmètre Kyoto (métropole + outres mers appartenant à l'UE)

Source : CITEPA, rapport Secten 2018

Traitement : SDES, 2019

Système d’échange de quotas d’émissions européen

Le secteur de l’industrie manufacturière est soumis à un système d’échange de quotas d’émissions organisé au sein de l’Union européenne (SEQE). Le principe du SEQE vise à plafonner pour certaines activités industrielles le niveau annuel d’émissions de GES. Le plafond d’émissions de GES diminue progressivement afin de faire baisser le niveau global d’émissions de GES. Les établissements reçoivent ou achètent des quotas d’émissions qu’elles peuvent ensuite revendre ou échanger selon leurs besoins. Les entreprises ne peuvent pas émettre plus de GES que ceux autorisés par leurs quotas sous peine d’amende. Le SEQE existe depuis 2005 et achève sa troisième période d’échanges (2013-2020). L’objectif de réduction des émissions des secteurs du SEQE est fixé à -21% entre 2005 et 2020. En 2017, 76 % des émissions du secteur de l’industrie de l’énergie sont dans le périmètre du SEQE. Depuis 2005 les émissions nationales (y compris le secteur de l’industrie de l’énergie) soumises au SEQE ont décru d’environ 23 %.

Part des émissions de gaz à effet de serre de l’industrie manufacturière soumise au système européen d’échanges de quotas d’émissions en 2016
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Part des émissions de gaz à effet de serre de l’industrie manufacturière soumise au système européen d’échanges de quotas d’émissions en 2016

Champ : France métropolitaine + Outre-mer appartenant à l'UE (périmètre Kyoto) ; Émissions de GES au format "plan climat", hors NF3

Source : CITEPA, rapport Secten 2018, avril 2018

Les différent GES émis par l’industrie manufacturière

90 % des émissions de GES de l’industrie manufacturière sont du CO2. Les trois quarts des émissions de CO2 (soit environ 50 Mt) proviennent de précédés énergétiques, spécifiques ou non à la production de ces industries, et de la consommation de carburants des engins de chantiers et des machines mobiles de l’industrie. La chimie, l’agro-alimentaire, l’industrie des minéraux non-métallique, la sidérurgie (production de fonte dans les hauts-fourneaux) et l’industrie du papier sont les activités les plus consommatrices d’énergie.

Répartition des gaz à effet de serre contribuant aux émissions du secteur de l’industrie manufacturière en 2017
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Répartition des gaz à effet de serre contribuant aux émissions du secteur de l’industrie manufacturière en 2017

Note : Inventaire national hors utilisation des terres, changement d’affectation des terres et foresterie (UTCATF).

Champ : France périmètre Kyoto (métropole + outre-mer appartenant à l'UE)

Source : CITEPA, rapport Secten 2018

Traitement : SDES, 2019

L’inventaire national de GES transmis à la CCNUCC indique que, pour l’année 2017, 22 Mt de CO2 sont issues de procédés industriels. 9 Mt CO2 proviennent de l’industrie des minéraux non-métalliques et du phénomène de décarbonatation.

La décarbonatation correspond à la transformation du carbone contenu dans des carbonates (par exemple, le calcaire) en CO2 sous l’effet de la chaleur. La production de ciment, de verre, de chaux, de tuiles de briques et la sidérurgie sont les activités concernées par la décarbonatation. La synthèse de certains composants chimiques (acide adipique, acide nitrique, acide glyoxylique) conduit également à des émissions de CO2 (7 Mt CO2) ou de N2O (1,4 Mt CO2e). Les procédés de production d’acier, d’aluminium, de zinc et de magnésium émettent également du CO2 (4,5 Mt).

Répartition des émissions de CO2 entre décarbonisation et combustion en 2016
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Répartition des émissions de CO2 entre décarbonisation et combustion en 2016

Champ : France métropolitaine

Source : CITEPA, rapport Secten 2018

L’industrie manufacturière est le seul secteur émetteur de NF3 et de PFCs. En outre, 54 % des SF6 sont émis par l’industrie manufacturière. Les PFCs, SF6 et NF3 proviennent de productions très spécifiques : aluminium, trifluoroacétique, semi-conducteurs, panneaux photovoltaïques, métallurgie des métaux non-ferreux. 5 Mt CO2e de HFCs (26 % des émissions nationales) sont émises par l’industrie manufacturière (fabrication de HFCs et utilisation de mousse propulsées par du HFCs dans l’industrie chimique et, production de froid dans l’industrie agro-alimentaire).

Évolution des émissions de GES de l’industrie manufacturière

Entre 1990 et 2017, l’ensemble des émissions françaises ont diminué de 15 %. Ainsi, en 2017, la France émet 80 MtCO2e de moins qu’en 1990. L’industrie manufacturière a émis en 2017, 65 MtCO2e de moins qu’en 1990, soit une réduction de 45 %. Cette baisse s’explique notamment par les économies d’énergie et une meilleure efficacité des chaudières industrielles imposée par des réglementations élaborées en 1998.

À partir de 2008, en raison de la crise économique et de la baisse de la production, les émissions ont été fortement réduites dans le secteur de la sidérurgie et des minéraux non métalliques. Les émissions de l’industrie manufacturières sont en 1996 au même niveau qu’en 1990. Les émissions diminuent ensuite ne moyenne de 1,7 % par an jusqu’en 2008, chutent de 18 % entre 2008 et 2009 et baissent à nouveau régulièrement de 2,2 % par an en moyenne entre 2009 et 2017. La baisse des émissions de GES du secteur de l’industrie manufacturière a précédé de 10 ans celle de l’ensemble de la France (respectivement 1995 contre 2005).

Évolution des émissions de gaz à effet de serre de l’industrie manufacturière
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Évolution des émissions de gaz à effet de serre de l’industrie manufacturière

Note : Inventaire national hors utilisation des terres, changement d’affectation des terres et foresterie (UTCATF).

Champ : France périmètre Kyoto (métropole + outres mers appartenant à l'UE)

Source : CITEPA, rapport Secten 2018

Traitement : SDES, 2019

Les émissions du secteur de la chimie, qui représentent 26 % des émissions de l’industrie manufacturière, ont diminué de 61 % depuis 1990, celles de la branche des minéraux non-métalliques et de la fabrication des matériaux de construction (23 % des émissions du secteur de l’industrie manufacturière) de 37 % et celles de la métallurgie des métaux ferreux (18 % des émissions du secteur de l’industrie manufacturière) de 47 %.

Seule le secteur de l’agro-alimentaire, qui représente 24 % des émissions du secteur inductrice manufacturière, a vu ses émissions progresser (+ 14 %). Depuis 1990, les émissions de PFCs (- 87 %), de NF3 (- 65 %), de SF6 (- 82 %) et de N2O (- 94 %) de l’industrie manufacturière diminuent. Celles de HFCs ont augmenté de 15 %.

Évolution des émissions de gaz à effet de serre du secteur de l’industrie manufacturière en France
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Évolution des émissions de gaz à effet de serre du secteur de l’industrie manufacturière en France

Note : Inventaire national hors utilisation des terres, changement d’affectation des terres et foresterie (UTCATF).

Champ : France périmètre Kyoto (métropole + outres mers appartenant à l'UE)

Source : CITEPA, rapport Secten 2018

Traitement : SDES, 2019

L’analyse des facteurs explicatifs de l’évolution des émissions de CO2 de l’industrie manufacturière et de la construction met en évidence une réduction de 35 % de ces émissions entre 1990 et 2016. Cette baisse résulte d’une diminution de l’intensité énergétique (- 32 % entre 1990 et 2016, soit, en moyenne, - 1,4 % par an, avec une accélération à - 2,9 % par an depuis 2005) et un moindre contenu en CO2 de l’énergie (- 21 % sur la période).

Ces chiffres traduisent un usage de l’énergie plus efficace pour les procédés de fabrication et la consommation de forme d’énergie moins intensive en carbone. Ces améliorations ont été nuancées par l’augmentation de l’activité industrielle, formalisée par l’augmentation de production. L’impact de la crise économique en 2009 est perceptible, la chute de la production de richesses s’accompagne d’une contraction des émissions de GES (- 18 % entre 2008 et 2009).

Les facteurs explicatifs de l’évolution des émissions de CO2 de l’industrie
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Les facteurs explicatifs de l’évolution des émissions de CO2 de l’industrie

Source : SDES, publication "datalab, août 2018, Les facteurs d'évolution des émissions de CO2 liées à l'énergie en France entre 1990 et 2016"

L’Ademe diffuse des facteurs d’émissions permettant de convertir des masses de produits en GES. Ces facteurs d’émissions tiennent comptent des conditions moyennes de production des produits. Les matériaux de production non métalliques (ciment, chaux, verre) ont un contenu en GES d’environ 1 tonne de CO2e par tonne de matériaux. Les métaux ont des facteurs d’émissions très variables selon leur nature. Pour une tonne de métal produite, le cuivre contient 1,5 tonne de CO2e, l’acier 2,2 tonnes de CO2e, l’aluminium près de 8 tonnes de CO2e et le nickel 9 tonnes de CO2e. Les engrais, films plastiques et les véhicules engendrent environ 5 tonnes de CO2e pour chaque tonne produite.

Facteurs d’émissions de GES de produits industriels en kg de CO2e par tonne

Note : les facteurs d’émissions des combustibles tiennent compte de toutes les émissions liées à la fabrication des biens.

Champ : France métropolitaine

Source : ADEME, base carbone, http://www.bilans-ges.ademe.fr/fr/accueil

CO2, valeur ajoutée et production de l’industrie manufacturière : décomposition par branches d’activités

La production du secteur de l’industrie manufacturière et de la construction a augmenté de 22 % entre 1990 et 2016. Les activités de construction, l’agro-alimentaire, la construction de matériel de transports, la métallurgie et la chimie représentent 70 % de la production de l’industrie manufacturière et de la construction.

Les produits pharmaceutiques (+ 188 %), informatiques et électroniques (+ 134 %), les matériels de transports (+ 66 %) ont connu le plus fort développement de leur production.

La production de la métallurgie et de l’industrie du bois et du papier sont à un niveau proche de celui de 1990. Seule la production de l’industrie textile a diminué depuis 1990 : - 57 %. La production de l’industrie manufacturière et de la construction est relativement stable entre 1990 et 1996, l’activité croit ensuite significativement jusqu’en 2007 (+ 2,6 % par an en moyenne) jusqu’à la déprise et la crise économiques en 2008 et 2009. En 2016 le niveau de production reste inférieur à celui de 2008.

L’activité économique est à l’origine des émissions de GES, cependant la corrélation entre le niveau d’émissions et la production de l’industrie n’est pas identique entre 1990 et 2016. Le découplage entre la croissance de la production et la décroissance des émissions de GES est plus prononcé entre 1995 et 2009.

Évolutions de la production de l’industrie manufacturière et de la branche d’activités "Construction"
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Évolutions de la production de l’industrie manufacturière et de la branche d’activités "Construction"

Note : La branche d’activité "cokéfaction et raffinage" n’est pas prise en compte ici.

Source : INSEE 2109, comptabilté nationale A38 ( Production par branche en volume aux prix de l'année précédente chaînés, Milliards d'euros 2141) - Base 2014, Insee

Traitement : SDES, 2019

Les produits les plus intensifs par euros de production sont issus des branches d’activités de la fabrication de plastiques, caoutchouc et minéraux non-métalliques ( 369 grammes de CO2/euros), la métallurgie et la construction de produits métalliques (217 grammes de CO2/euros) et l’industrie chimique et pharmaceutique (198 grammes de CO2/euro).

La fabrication de matériels de transport et les activités de construction qui représentent 40 % de la production en valeur disposent d’une intensité en CO2 de la production plus faible (respectivement 9 et 28 grammes de CO2 par euro). L’intensité en CO2 de la production a été largement réduite pour toutes les branches d’activités (entre - 20 % et – 88 % entre 1990 et 2016) sauf pour l’activité de construction qui a augmenté de 22 % la quantité de CO2 associé à un euros de production (28 grammes de CO2/euros en 2016).

Hormis la construction et l’industrie textile, toutes les branches d’activités observent un découplage de leur création de valeur ajoutée (qui augmente) et de leurs émissions de GES (qui diminuent). Ce découplage intervient vers 1995 pour la plupart des branches d’activités ou au début des années 2000 pour l’industrie agro-alimentaire et l’industrie du papier et du bois. La branche d’activité de la construction est atypique. Elle a vu ses émissions augmenter alors la création de la valeur ajoutée a légèrement diminué. Pour l’industrie du textile les émissions décroissent concomitamment avec la baisse de l’activité. La divergence entre l’évolution de la valeur ajoutée et celle des émissions de GES est moins prononcée à partir du début des années 2010.

Évolutions des émissions de CO2 de la valeur ajoutée et de l’intensité en CO2 de la production

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Évolutions des émissions de CO2 de la valeur ajoutée et de l’intensité en CO2 de de la fabrication de denrées alimentaires, de boissons et de produits à base de tabac.

Champ : Données économiques : A17. C1 - Émissions de CO2 : C15 et C16 (NAF rev1) et C10-12 (NAF rev2)

Source : Insee, 2019, comptabilité nationale A38 (Valeur ajoutée brute par branche en volume aux prix de l'année précédente chaînés ; Production par branche en volume aux prix de l'année précédente chaînés) - Citepa, comptes d'émissions dans l'air namea-air 2018

Traitements : SDES, 2019

Évolutions des émissions de CO2 de la valeur ajoutée et de l’intensité en CO2 de la production

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Évolutions des émissions de CO2 de la valeur ajoutée et de l’intensité en CO2 de la fabrication de produits informatiques, électroniques et optiques

Champ : Données économiques : A38. CI - Émissions de CO2 : C30, C32, C33 (NAF rev1) et C26 (NAF rev2).

Source : Insee, 2019, comptabilité nationale A38 (Valeur ajoutée brute par branche en volume aux prix de l'année précédente chaînés ; Production par branche en volume aux prix de l'année précédente chaînés) - Citepa, comptes d'émissions dans l'air namea-air, 2018

Traitements : SDES, 2019

Évolutions des émissions de CO2 de la valeur ajoutée et de l’intensité en CO2 de la production

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Évolutions des émissions de CO2 de la valeur ajoutée et de l’intensité en CO2 de la fabrication d’ équipements électriques

Champ : Données économiques : A38. CJ - Émissions de CO2 : C31 (NAF rev1) et C27 (NAF rev2)

Source : Insee, 2019, comptabilté nationale A38 (Valeur ajoutée brute par branche en volume aux prix de l'année précédente chaînés ; Production par branche en volume aux prix de l'année précédente chaînés) - Citepa, comptes d'émissions dans l'air namea-air, 2018

Traitements : SDES, 2019

Évolutions des émissions de CO2 de la valeur ajoutée et de l’intensité en CO2 de la production

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Évolutions des émissions de CO2 de la valeur ajoutée et de l’intensité en CO2 de la fabrication de machines et équipements n.c.a.

Champ : Données économiques : A28. CK - Émissions de CO2 : C29 (NAF rev1) et C28 (NAF rev2)

Source : Insee, 2019, comptabilté nationale A38 (Valeur ajoutée brute par branche en volume aux prix de l'année précédente chaînés ; Production par branche en volume aux prix de l'année précédente chaînés) - Citepa, comptes d'émissions dans l'air namea-air, 2018

Traitements : SDES, 2019

Évolutions des émissions de CO2 de la valeur ajoutée et de l’intensité en CO2 de la production

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Évolutions des émissions de CO2 de la valeur ajoutée et de l’intensité en CO2 de la fabrication de matériels de transport

Champ : Données économiques : A17. C4 - Émissions de CO2 : C34 et C35 (NAF rev1) et C29 et C30 (NAF rev2)

Source : Insee, 2019, comptabilté nationale A38 (Valeur ajoutée brute par branche en volume aux prix de l'année précédente chaînés ; Production par branche en volume aux prix de l'année précédente chaînés) - Citepa, comptes d'émissions dans l'air namea-air, 2018

Traitements : SDES, 2019

Évolutions des émissions de CO2 de la valeur ajoutée et de l’intensité en CO2 de la production

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Évolutions des émissions de CO2 de la valeur ajoutée et de l’intensité en CO2 de la fabrication de textiles, des industries de l’habillement et de l’industrie du cuir et de la chaussure.

Champ : Données économiques : A38. CB - Émissions de CO2 : C17, C18 et C19 (NAF rev1) et C13-15 (NAF rev2)

Source : Insee, 2019, comptabilité nationale A38 (Valeur ajoutée brute par branche en volume aux prix de l'année précédente chaînés ; Production par branche en volume aux prix de l'année précédente chaînés) - Citepa, comptes d'émissions dans l'air namea-air, 2018

Traitements : SDES, 2019

Évolutions des émissions de CO2 de la valeur ajoutée et de l’intensité en CO2 de la production

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Graphique représentant les évolutions des émissions de CO2 de la valeur ajoutée et de l’intensité en CO2 de la production du travail du bois, des industries du papier et de l’imprimerie

Champ : Données économiques : A38. CC - Émissions de CO2 : C20, C21et C22 (NAF rev1) et C16, C17 et C18 (NAF rev2)

Source : Insee, 2019, comptabilité nationale A38 (Valeur ajoutée brute par branche en volume aux prix de l'année précédente chaînés ; Production par branche en volume aux prix de l'année précédente chaînés) - Citepa, comptes d'émissions dans l'air namea-air, 2018

Traitements : SDES, 2019

Évolutions des émissions de CO2 de la valeur ajoutée et de l’intensité en CO2 de la production

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Évolutions des émissions de CO2 de la valeur ajoutée et de l’intensité en CO2 de l’industrie chimique et pharmaceutique

Champ : Données économiques : A38. CE et A38. CF - Émissions de CO2 : C24 (NAF rev1) et C20 et C21 (NAF rev2)

Source : Insee, 2019, comptabilité nationale A38 (Valeur ajoutée brute par branche en volume aux prix de l'année précédente chaînés ; Production par branche en volume aux prix de l'année précédente chaînés) - Citepa, comptes d'émissions dans l'air namea-air, 2018

Traitements : SDES, 2019

Évolutions des émissions de CO2 de la valeur ajoutée et de l’intensité en CO2 de la production

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Évolutions des émissions de CO2 de la valeur ajoutée et de l’intensité en CO2 de la fabrication de produits en caoutchouc, en plastique et d’autres produits minéraux non métalliques

Champ : Données économiques : A38. CG. Émissions de CO2 : C25, C26,1, C26.2-4, C26,6-8, C26.5 (NAF rev1) et C22, C23,1, C23.2-4, C23,7-9, C23.5-6 (NAF rev2)

Source : Insee, 2019, comptabilité nationale A38 (Valeur ajoutée brute par branche en volume aux prix de l'année précédente chaînés ; Production par branche en volume aux prix de l'année précédente chaînés) - Citepa, comptes d'émissions dans l'air namea-air, 2018

Évolutions des émissions de CO2 de la valeur ajoutée et de l’intensité en CO2 de la production

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Évolutions des émissions de CO2 de la valeur ajoutée et de l’intensité en CO2 de la métallurgie et la fabrication de produits métalliques, hors machines et équipements

Champ : Données économiques : A38. CH - Émissions de CO2 : C27.1-3, C27.4,C27.5, C28 (NAF rev1) et C24.1-3, C24.4, C24.5, C25 (NAF rev2)

Source : Insee, 2019, comptabilité nationale A38 (Valeur ajoutée brute par branche en volume aux prix de l'année précédente chaînés ; Production par branche en volume aux prix de l'année précédente chaînés) - Citepa, comptes d'émissions dans l'air namea-air, 2018

Traitements : SDES, 2019

Évolutions des émissions de CO2 de la valeur ajoutée et de l’intensité en CO2 de la production

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Évolutions des émissions de CO2 de la valeur ajoutée et de l’intensité en CO2 de la production d’autres industries manufacturières (réparation et installation de machines et d’équipements).

Champ : Données économiques : A38. CM - Émissions de CO2 : C36, C37 (NAF rev1) et C31-32, C33 (NAF rev2)

Source : Insee, 2019, comptabilité nationale A38 (Valeur ajoutée brute par branche en volume aux prix de l'année précédente chaînés ; Production par branche en volume aux prix de l'année précédente chaînés) - Citepa, comptes d'émissions dans l'air namea-air, 2018

Traitements : SDES, 2019

Évolutions des émissions de CO2 de la valeur ajoutée et de l’intensité en CO2 de la production

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Évolutions des émissions de CO2 de la valeur ajoutée et de l’intensité en CO2 de la construction

Champ : Données économiques : A5.FZ - Émissions de CO2 : C45 (NAF rev1) et C41-43 (NAF rev2)

Source : Insee, 2019, comptabilité nationale A38 (Valeur ajoutée brute par branche en volume aux prix de l'année précédente chaînés ; Production par branche en volume aux prix de l'année précédente chaînés) - Citepa, comptes d'émissions dans l'air namea-air, 2018

Traitements : SDES, 2019

Empreinte CO2 de la consommation de produits industriels

L’Empreinte carbone représente les émissions de GES associées à la consommation des Français (la demande finale). Elle tient compte de l’ensemble des émissions nécessaires à la production des biens et services consommés quelle que soit l’origine géographique des émissions. L’empreinte carbone de la France a augmenté de 19 % entre 1995 et 2005 puis s’est stabilisée entre 2005 et 2014 (- 4 %).

L’évolution de l’empreinte carbone des produits du secteur de l’industrie manufacturière (biens et services du secteur industriel consommé par les français) est différente. L’empreinte carbone des produits du secteur de l’industrie manufacturière progresse entre 1995 et 2000 (+ 12 %), décroit d’un quart entre 2000 et 2010, et baisse très légèrement depuis. Le niveau globale de la consommation (demande finale intérieure) adressé à ces produits a augmenté plus fortement que l’empreinte carbone des produits industriels (+ 48 % entre 1995 et 2005) et a légèrement augmenté entre 2005 et 2014 (+ 7 %).

Évolution de l’empreinte CO2 des produits industriels
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Graphique représentant l’évolution de l’empreinte CO2 des produits industriels

Champ : France métropolitaine, DROM. Industries extractives hors branche d'activité "cokéfaction et raffinage" ; Seul GES pris en compte : le CO2.

Source : Eurostat, tableaux entrées-sorties symétriques de la comptabilité nationale, prix de base, prix courant. Comptes d'émissions dans l'air au format NAMEA, 2018. Traitements : SDES, calcul 2018 des composantes de l'empreinte carbone d'après Eurotat, Insee, AIE, FAO, Douanes

Deux phénomènes s’observent :

  • une demande intérieure adressée à la production intérieure hors importation qui stagne ;
  • une forte diminution des émissions de GES de la production intérieure.

Cela traduit la moindre intensité en GES de l’industrie intérieure (meilleure efficacité énergétique, consommation d’énergie moins carbonée, augmentation des activités moins émettrices). En revanche, la demande intérieure adressée aux importations (par les ménages et l’appareil productif intérieur pour ses besoins de production) double. Les émissions associées aux importations ont augmenté de 30 % entre 1995 et 2000, puis ont progressivement régressées pour retrouver en 2014 désormais le niveau de 1995. Alors que le niveau global de la consommation des biens industriels a augmenté (+ 31 % entre 1995 et 2014), essentiellement en raison d’une augmentation des importations, l’empreinte carbone de ces produits a diminué de 19 %. Cette baisse résulte d’une diminution de l’intensité de en CO2 de l’appareil production intérieur et des activités économiques des partenaires commerciaux étrangers. Le contenu en carbone des produits industriels étrangers restent supérieur à celui des biens de l’appareil productif intérieur.

La demande finale est satisfaite par la production intérieure et les importations (de produits finis ou de matières premières et biens semi-finis consommé par l’appareil productif intérieur). Entre 1995 et 2014, la production intérieure a progressé de 22 % alors que les importations ont plus que doublées.