L’empreinte carbone de la France

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L’empreinte carbone représente la quantité de gaz à effet de serre (GES) induite par la demande finale intérieure d’un pays (consommation des ménages, investissement), que ces biens ou services soient produits sur le territoire national ou importés. En 2014, l’empreinte carbone de la France s’établit à 712 millions de tonnes équivalents CO2 (Mt CO2e) soit 10,8 tonnes de CO2e par personne, alors que moins de 6,6 tonnes éq.CO2 de ces 3 gaz ont, en moyenne, été émises par personne sur le territoire français au cours de cette même année.
En tenant compte du contenu en gaz à effet de serre des importations, l’empreinte carbone d’un pays permet d’apprécier les pressions sur le climat de sa demande intérieure, quelle que soit l’origine géographique des produits consommés.

Qu’est ce que l’empreinte carbone ?

Par convention, l’Empreinte carbone comprend :

  • les émissions directes de GES des ménages (principalement liées à la combustion des carburants des véhicules particuliers et la combustion d’énergies fossiles pour le chauffage des logements) ;
  • les émissions de GES issues de la production intérieure de biens et de services destinée à la demande intérieure (c’est-à-dire hors exportations) ;
  • les émissions de GES associées aux biens et services importés, pour les consommations intermédiaires des entreprises ou pour usage final des ménages.

L’empreinte carbone de la France est fondée sur les trois principaux GES (CO2, N2O et CH4), en termes de pouvoir de réchauffement global (ces 3 gaz couvrent plus de 96 % du PRG des six GES pris en compte dans le cadre du protocole de Kyoto).

À combien s’élève l’empreinte carbone de la France ?

En 2014, l’empreinte carbone de la France s’établit à 712 millions de tonnes équivalents CO2 (Mt CO2e), soit 10,8 tonnes de CO2e par personne, alors que moins de 6,6 tonnes éq.CO2 de ces 3 gaz ont, en moyenne, été émises par personne sur le territoire français au cours de cette même année. Le niveau de l’empreinte carbone est ainsi supérieur de 64 % à celui de l’inventaire national.

L’empreinte carbone de la France se compose à :

  • 45 % d’émissions intérieures : les émissions de GES directes des ménages (chauffage des logements et déplacements en véhicules thermiques) en représentent 38 % et les activités économiques intérieures en représente 62 % (production des biens et services hors exportations consommés par les ménages).
  • 55 % d’émissions associées aux biens et services importés ; elles sont principalement affectées aux consommations intermédiaires de la production (61 %). 39 % de ces émissions importées résultent de biens et services adressés à la demande finale.

Les émissions de la production intérieure associées aux exportations, non prises en comptent dans l’empreinte carbone, représentent 128 Mt CO2e, soit 39 % des émissions de la production intérieure.

CO2, CH4 et N2O : Comparaison de l’empreinte carbone et de l’inventaire national en 2014
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CO2, CH4 et N2O : Comparaison de l’empreinte carbone et de l’inventaire national en 2014

Note : L’empreinte et l’inventaire portent sur les trois principaux gaz à effet de serre (CO2, CH4, N2O, hors UTCF).

Champ : France + Drom (périmètre Kyoto)

Source : CITEPA, AIE, FAO, Douanes, Eurostat, Insee

Traitement : SDES, 2018

En 2014, la répartition des 3 GES qui compose l’empreinte carbone de la France est la suivante :

  • 71 % de CO2 ;
  • 23 % de CH4 ;
  • 6 % de N2O.

Comparé à l’inventaire national, le CH4 est proportionnellement davantage présent (23 % contre 12 %) notamment en raison des émissions liées à l’extraction et la production des produits énergétiques dans les pays exportateurs. L’importation directe de ces produits énergétiques ainsi que l’importation de biens ou services élaborés à partir de ces produits énergétiques concourent à cette part de CH4 dans l’empreinte carbone.

Comment évolue de l’empreinte carbone de la France ?

Comme tenu des données disponibles, l’évolution de l’empreinte carbone peut être réalisée sur la période 1995-2014. Les sources de données n’étant pas disponibles pour les années les plus récentes, l’empreinte carbone des années plus récentes résultent d’une estimation.

Période 1995-2014

En 2014, l’empreinte carbone s’élève à 712 millions de tonnes CO2e contre 623 millions de tonnes CO2e en 1995, soit une hausse en niveau de 14 %. Toutefois, compte tenu de l’augmentation de la population entre 1995 et 2014, l’empreinte rapportée au nombre d’habitants est stable sur cette même période (un peu moins de 11 tonnes de CO2e par personne). Elle a toutefois diminué de 8 % par rapport à 2005 (10,8 tonnes eq.CO2 par habitant en 2014 contre 11,8 tonnes en 2005).

Sur la période 1995-2015, l’évolution de l’empreinte carbone de la France est marquée par une hausse entre 1995-2014, suivie d’un palier entre 2005 et 2010 en réponse à la stabilité de la demande finale et par une baisse entre 2011 et 2014.

Évolution de l’empreinte carbone des Français

Note : l’empreinte et l’inventaire portent sur les trois principaux gaz à effet de serre (CO2, CH4, N2O).

Champ : France et Drom (périmètre Kyoto)

Source : CITEPA, AIE, FAO, Douanes, Eurostat, Insee

Traitement : SDES, 2018

L’accroissement de la demande finale intérieure (c’est-à-dire hors exportations) est un des facteurs déterminants de l’augmentation de l’empreinte carbone de la France. Une part croissante de cette demande est satisfaite à l’aide d’importations (produits finis ; matières premières et produits semi-finis utilisés par des entreprises localisées en France). Les émissions de GES de la composante extérieure, c’est à dire celles liées aux importations, représentent plus de la moitié de l’empreinte carbone de la France (55 % en 2014).

Période 2015-2017

L’empreinte carbone estimée pour les années 2015 à 2017 augmente conformément aux évolutions de la demande finale et des échanges extérieurs. L’estimation pour l’année 2017 est de 749 CO2e soit 20 % d’émissions de GES de plus qu’en 1995.

L’empreinte carbone estimée pour l’année 2017 est de 11,2 tonnes équivalents CO2 par personne, soit une augmentation de 4 % par rapport à 2014. Cependant 2014 est caractérisée par un indice de rigueur climatique faible, résultat de températures hivernales plutôt clémentes.

Estimation de l’évolution de l’empreinte carbone 2014-2017
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Estimation de l’évolution de l’empreinte carbone 2014-2017

Note : l’empreinte et l’inventaire portent sur les trois principaux gaz à effet de serre (CO2, CH4, N2O). e = estimation.

Champ : France et Drom (périmètre Kyoto)

Source : CITEPA, AIE, FAO, Douanes, Eurostat, Insee

Traitement : SDES, 2018

Les composantes intérieures et extérieures de l’empreinte carbone

Les composantes de l’empreinte carbone évoluent de manière contrastée :

  • les émissions intérieures (émissions directes des ménages et émissions associées à la production intérieure, hors exportations, adressées à la demande finale) ont diminué de 23 % entre 2014 et 1995. Cette évolution est portée par la réduction des émissions de GES associées à la production intérieure destinée à la demande finale hors exportation (- 29 %). Cette baisse est cohérente avec celle constatées pour les émissions territoriales reportées dans les inventaires (-17 % sur la même période et sur le même périmètre - CO2, CH4 et N2O). La baisse de ces émissions de GES résulte de la diminution de l’intensité énergétique (meilleure efficacité énergétique), de l’amélioration de l’intensité carbone de l’énergie consommée (amélioration portée notamment par le développement des énergies renouvelables) et de l’évolution structurelle de l’économie française qui a conduit à une baisse de la part relative de la valeur ajoutée de l’industrie dans le PIB (tertiarisation de l’économie). La composante intérieure se contracte également en raison de l’augmentation de la part relative des GES associés aux exportations de la production intérieure (+34 % en 1995 et 41 % en 2017). Comme pour les inventaires nationaux, la réduction des émissions de GES depuis 1990 est sensible dans les secteurs de l’industrie manufacturière (-45 %) et dans celui de l’industrie de l’énergie (- 30 %). Le secteur des transports qui représente 30 % des émissions de l’inventaire en 2017, est le seul dont les émissions ont progressé depuis 1990 (+ 13%).
  • les émissions associées aux importations ont quasiment doublé entre 1995 et 2014 (+ 87%). L’augmentation de la demande finale de la France, qui a en partie déterminé l’accroissement du niveau de l’empreinte, s’est accompagnée d’une hausse de la consommation de produits et de services importés. Les économies des pays exportateurs présentant généralement des intensités en GES plus élevées qu’en France, l’évolution de la part des GES associés aux importations contribue à augmenter le niveau de l’empreinte. Entre 1995 et 2014, les émissions associées aux importations ont augmenté de 87 %. En 1995 l’empreinte carbone comprenait 34 % d’émissions liées aux importations alors qu’en 2014 elles en représentent 55 %. Ces importations sont destinées, à 61 % aux consommations intermédiaires de la production intérieure et à 39 % aux usages finaux (demande finale intérieure hors exportation).
Évolution des composantes intérieures et extérieures de l’empreinte carbone
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Évolution des composantes intérieures et extérieures de l’empreinte carbone

Note : l’empreinte et l’inventaire portent sur les trois principaux gaz à effet de serre (CO2, CH4, N2O). e = estimation.

Champ : France périmètre Kyoto (métropole + outres mers appartenant à l'UE)

Source : AIE ; FAO ; Citepa ; Douanes ; Eurostat ; Insee

Traitement : SDES, 2018

Quelles sont les contributions des différentes fonctions de vie à l’empreinte carbone ?

L’empreinte carbone des Français peut être décomposée par grands postes de consommation (transport, logement, alimentation, services). Sur la base des calculs les plus détaillés, dont les résultats les plus récents portent sur l’année 2014, les différents biens et services (ventilés selon la nomenclature NAF en 64 positions) sont regroupés par postes de consommation.

Décomposition de l’empreinte carbone des Français par grands postes de consommation - année 2014
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Décomposition de l’empreinte carbone des Français par grands postes de consommation en 2014

Note : l’empreinte porte sur les trois principaux gaz à effet de serre (CO2, CH4, N2O).

Champ : France périmètre Kyoto (métropole + outres mers appartenant à l'UE)

Source : AIE ; FAO ; Citepa ; Douanes ; Eurostat ; Insee

Traitement : SDES, 2018

L’empreinte carbone du transport des personnes est de 3,2 tonnes équivalent CO2 par personne, dont 2,7 tonnes pour la voiture individuelle (consommation de carburants : 1,1 tonne ; fabrication des voitures : 0,4 tonne et des carburants : 1,2 tonne), 0,5 tonne pour les services de transports. 54 % de cette empreinte est associé aux importations.

L’empreinte carbone du logement s’élève à 2,6 tonnes équivalent CO2 par personne (consommation de combustibles pour le chauffage : 0,7 tonne ; fabrication du combustible : 0,2 tonne ; production et approvisionnement d’électricité, de gaz et d’eau : 0,6 tonne ; construction des logements : 1 tonne, commercialisation : 0,1 tonne), dont 44 % sont associés aux importations.

Celle de l’alimentation s’élève à 1,8 tonne équivalent CO2 par personne (produits alimentaires : 1,2 tonne ; produits agricoles : 0,5 tonne, commercialisation : 0,1 tonne). 49 % de cette empreinte est associé aux importations.

Le reste de l’empreinte est composée des émissions associées aux autres biens d’équipement : 0,7 tonne, aux services marchands (banque, assurance…) et autres biens divers : 1,4 tonne équivalent CO2 et aux services de santé, d’éducation et autres services publics : 1 tonne équivalent CO2.

Pour l’ensemble des postes de consommation, les émissions de GES liés aux importations proviennent de la production d’énergie (part importée d’électricité et de carburants), de matières premières (par exemple, minerais, alimentation animale ou viande, etc.), de la fabrication de produits semi-finis (matériaux de construction, pièces détachées…), de produits finis (plats préparés, équipements professionnels et ménagers, véhicules, etc.).

Méthodologie

Le terme d’empreinte carbone exprimée tonnes de équivalent CO2 s’inspire de l’approche "consommation" développée par les concepteurs de l’empreinte écologique exprimée en hectares globaux. L’empreinte carbone est de plus en plus utilisé pour désigner les émissions totales de CO2 ou gaz à effet de serre imputables à la demande finale intérieure d’un pays.

Les modalités de calcul de l’empreinte carbone ne sont, pour l’instant, ni normées ni standardisées à l’échelle internationale, même si l’approche conçue par le Commissariat général au développement durable et dont les résultats font l’objet de la présente fiche, s’appuient sur une méthodologie développée par les organismes statistiques internationaux. L’empreinte carbone de la population résidente en France se rapporte aux émissions associées à l’ensemble des biens et services destinés à satisfaire la demande finale intérieure, que ces biens et services soient produits en France ou importés. La demande finale intérieure couvre la consommation des ménages et des organismes à but non lucratif, les services publics et les investissements. Les émissions associées à la production exportée par la France sont exclues.

La méthodologie repose sur un calcul input-output étendu à l’environnement. Le calcul s’appuie sur la combinaison des tableaux entrées-sorties symétriques (TES) de la comptabilité nationale avec des émissions de GES ventilées par branches d’activités économiques (comptes d’émissions dans l’air ou inventaires NAMEA-AIR). Les TES et les comptes NAMEA-AIR sont ventilés par branches d’activités selon la nomenclature d’activités économiques française (NAF) en 64 branches/produits. Les TES distinguent pour leurs différentes composantes (consommations intermédiaires, demande finale), les éléments importés de ceux qui sont issus de la production intérieure. Cette séparation permet de calculer les émissions associées aux importations en intégrant les informations disponibles propres aux groupes de pays d’origine des importations françaises, à proportion de leur importance relative pour chacune des 64 activités économiques considérées. L’estimation du contenu carbone des importations est effectuée à partir d’informations statistiques qui tiennent compte de l’origine (pays ou groupes de pays) des importations françaises, sans pour autant utiliser un modèle multirégional bouclé à l’échelle mondiale qui permettrait de tenir compte de l’origine des propres importations des pays dont on importe. L’empreinte carbone de la demande finale intérieure présentée ici est de nature macroéconomique.

L’empreinte carbone résulte :

  • d’un calcul détaillé pour les années 1995, 2000, 2005, 2010 à 2014 ;
    En raison de l’indisponibilité des sources pour les années récentes,
  • d’une estimation pour les années 2015 à 2017 qui tient uniquement compte des évolutions du niveau de la demande finale et des importations. Aussi, pour ces estimations, la structure de l’appareil productif national et ceux des pays exportateurs, ainsi que les intensités en émissions des branches sont celles du dernier calcul détaillé, soit 2014.

Le calcul de l’empreinte de l’empreinte couvre le CO2, le CH4 et le N2O qui représentent 96% des 7 GES pris en compte pour le protocole de Kyoto. Ils sont exprimés en équivalent CO2 en fonction de leur pouvoir radiatif (i.e. de PRG : Pouvoir de Réchauffement Global) à l’horizon 100 ans. Chaque tonne de CH4 et de N2O vaut respectivement 25 et 298 tonnes de CO2. Les données manquent pour le calcul des émissions de HFC, PFC et SF6 associées aux importations.

L’empreinte carbone porte sur la France et les Drom (Martinique, Guadeloupe, Guyane, Réunion, Mayotte et Saint Martin), soir le « périmètre Kyoto ».
Les émissions de GES directes des ménages proviennent des calculs du CITEPA présentés au format « Namea -Air ».

Les émissions de GES provenant de la production intérieure adressée à la demande intérieure résultent d’un calcul input/output qui associe des statistiques de la comptabilité nationale (TES) et comptes Namea – Air.

Les émissions de GES associées aux importations résultent du calcul input/output précitées appliqué aux données économiques et environnementales de l’UE28. Les conditions de productions des pays exportateurs sont estimées par zones géographiques : UE28, Asie, Amérique du Nord, Amérique du Sud, Afrique, Japon, Océanie. Les émissions de GES des pays hors UE28 résultent d’un ajustement des intensités en émissions des différentes branches d’activités des différentes zones exportatrices comparées à celles de l’UE28 :

  • les émissions de CO2 liées à la production d’électricité des pays exportateurs hors UE28 sont ajustées en fonction d’un coefficient mesurant l’écart relatif entre l’intensité en CO2 du kWh produit de l’UE28 et celle de la zone géographique considérée ;
  • les émissions de CO2 liées à la production (hors production d’électricité) des pays exportateurs hors UE28 sont ajustées en fonction d’un coefficient mesurant l’écart relatif entre l’intensité en CO2 (hors CO2 issus de la production d’électricité) du PIB de l’UE28 et celle de la zone géographique considérée ;
  • les émissions de CH4 et de N2O liées à la production agricoles des pays exportateurs hors UE28 sont ajustées en fonction d’un coefficient mesurant l’écart relatif entre l’intensité en CH4 ou N20 de la valeur ajoutée agricole de l’UE28 et celle de la zone géographique considérée ;
  • les émissions de CH4 et de N2O liées à la production (hors productions agricoles) des pays exportateurs hors UE28 sont ajustées en fonction d’un coefficient mesurant l’écart relatif entre l’intensité en CH4 ou N20 (hors GES issus de l’agriculture) de la valeur ajoutée de l’UE28 et celle de la zone géographique considérée.

Les statistiques d’importations françaises par branches d’activités et par pays exportateurs permettent de ventiler les émissions importées en fonction de leur zone géographique d’origine.

Pour les années estimées à partir du dernier calcul détaillé disponible, l’empreinte est ajustée en fonction des évolutions échanges extérieurs et de la demande finale. Les émissions directes des ménages sont celles de l’année considérée (inventaire Naméa-Air ou ajustement en fonction des évolutions de l’inventaire CCNUCC).
Les estimations de l’empreinte carbone des français par le SDES sont cohérentes avec les résultats de l’OCDE et ceux issus de travaux universitaires qui s’appuient sur des modèles bouclés à l’échelle mondiale. Par ailleurs, il est possible d’estimer l’empreinte carbone des Français à l’aide d’une approche différente, partant de statistiques détaillées de consommation de biens et services combinées avec des résultats individuels d’empreinte carbone qui couvrent l’ensemble de leur cycle de vie (extraction des matières premières, transformation, élimination des déchets et produits en fin de vie).

Les données sources sont disponibles sur internet :
EUROSTAT – Environnement et énergie – comptes d’émissions atmosphériques
EUROSTAT - Economie et finances – tableaux entrées sorties
AIE - CO2 Emissions From Fuel Combustion Highlights 2015
INSEE - dépenses de consommation finale
FAO - statistiques agricoles
INSEE - Echanges extérieurs
CITEPA - SECTEN