Les projets de recrutement sur les métiers de l’économie verte

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Les projets de recrutement sur les métiers de l’économie verte représentent près de 17 % de l’ensemble des intentions d’embauche en 2019 avec plus de 446 000 projets de recrutement exprimés par les employeurs. Les métiers les plus concernés par les intentions de recrutement sont les métiers du bâtiment (34 %) et les professions de l’animation socioculturelle (20 %, dont plus des deux tiers sont des recrutements saisonniers)

Les projets de recrutement sur les métiers de l’économie verte

En 2019, les projets de recrutement exprimés par les employeurs sur les métiers de l’économie verte représentent près de 17 % de l’ensemble des intentions d’embauche pour l’année, avec plus de 446 000 projets. Parmi eux, 59 % sont jugés comme étant des recrutements « difficiles » (contre 50 % sur l’ensemble des intentions d’embauche, tous métiers confondus) ; 25 % correspondent à des recrutements saisonniers (contre 34 %).

Le bâtiment rassemble 34 % des intentions d’embauche, avec des difficultés de recrutement anticipés pour la grande majorité. Les professionnels de l’animation socioculturelle représentent 20 % des projets de recrutements, sur des contrats principalement saisonniers (68 %).

Entre 2018 et 2019, les intentions d’embauche sur les métiers de l’économie verte augmentent davantage (+20 %) que sur l’ensemble des métiers (+15 %). Ceci étant, les difficultés anticipées à l’embauche progressent également entre ces deux années : +7 % pour les métiers de l’économie verte, +5,7 % pour l’ensemble des métiers.

Les métiers de l’économie verte recherchés parmi les projets de recrutement en 2019
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Les métiers de l’économie verte recherchés parmi les projets de recrutement en 2019

Note : les métiers sont ici décrits à partir de la nomenclature des familles professionnelles (FAP).
Champ : Le périmètre de l’enquête porte sur 200 FAP (sur les 225 que compte la nomenclature). France entière.
Source : Pôle emploi - Crédoc, enquête BMO 2019.

Méthodologie

Le périmètre des métiers de l’économie verte

Selon les travaux de l’Observatoire national des emplois et métiers de l’économie verte (Onemev), le périmètre des métiers de l’économie verte est constitué de deux ensembles :

  • les métiers verts : « métiers dont la finalité et/ou les compétences mises en œuvre contribuent à mesurer, prévenir, maîtriser, corriger les impacts négatifs et les dommages sur l’environnement ». Les métiers verts regroupent des métiers liés à l’entretien des espaces naturels, à la protection du patrimoine naturel, à l’hygiène-sécurité-environnement, à l’assainissement, aux déchets, au nettoyage des espaces urbains ;
  • les métiers verdissants : « métiers dont la finalité n’est pas environnementale, mais qui intègrent de nouvelles ‘briques de compétence’ pour prendre en compte de façon significative et quantifiable la dimension environnementale dans le geste métier ». Les métiers verdissants relèvent de domaines aussi variés que le bâtiment, les transports, l’industrie, la recherche, le tourisme et l’animation, l’entretien des espaces verts, l’agriculture-sylviculture, les achats, etc. Ce « verdissement » s’exerce néanmoins à des degrés divers, au sein d’une même profession mais également entre métiers. On parlera alors de métiers potentiellement verdissants.

Sur la base de ces définitions, l’Onemev a d’abord identifié ces métiers, à dire d’experts, à l’aide du répertoire opérationnel des métiers et des emplois (Rome) géré par Pôle emploi : 10 codes Rome verts et 52 verdissants définissent les métiers de l’économie verte.

Pour permettre l’analyse des projets de recrutement, une correspondance avec la nomenclature des familles professionnelles a été recherchée ; les données n’étant pas disponibles par code Rome ou par PCS fines (sur quatre positions). La liste des métiers de l’économie verte dans la nomenclature des familles professionnelles (FAP) est définie par 35 FAP.

La méthodologie
La méthodologie retenue au sein de l’Onemev pour identifier les familles professionnelles de l’économie verte se décompose comme suit :

  • a) partir du fichier de correspondance entre les FAP (cinq positions), le Rome et les PCS ;
  • b) repérer les codes Rome et PCS verts et verdissants ;
  • c) retenir les FAP pour lesquelles l’ensemble des PCS correspondantes sont vertes ou verdissantes ou qui contiennent une ou plusieurs PCS vertes ou verdissantes dont le volume d’emploi est supérieur à 50 %.

La liste des 35 FAP de l’économie verte a ainsi été établie.

Avertissement
La nomenclature des FAP est plus large que celle du Rome (utilisée pour caractériser les offres et demandes d’emploi) ou des PCS utilisée dans la quantification du nombre d’emploi, et ne permet pas de reconstituer précisément le champ des métiers verts ou verdissants. Il est donc retenu pour les statistiques construites à partir des FAP, un champ un peu plus large des « métiers de l’économie verte », la distinction entre « vert » et « verdissant » n’ayant pas de sens à ce niveau d’agrégation.

La nomenclature des familles professionnelles
La nomenclature des familles professionnelles, mise au point par la Dares, permet d’analyser pour un même métier les données sur les offres et les demandes d’emploi recueillies par Pôle emploi, classées selon le Rome, et les données sur l’emploi classées selon la nomenclature des PCS.

La nomenclature des familles professionnelles de 2009 comprend trois niveaux d’agrégation. À son niveau le plus fin, elle est composée de 225 familles professionnelles détaillées. Cette nomenclature a, dans un premier temps, été utilisée pour établir la correspondance entre le Rome et la nomenclature des PCS, pour ensuite constituer la liste des FAP de l’économie verte.

Les sources de données
Les données relatives aux intentions d’embauche proviennent de l’enquête sur les besoins en main-d’œuvre.

L’enquête BMO est une initiative de Pôle emploi, réalisée avec l’ensemble des directions régionales (France métropolitaine et DOM) et le concours du Crédoc. Elle mesure les intentions d’embauche des employeurs pour l’année à venir, qu’il s’agisse de créations de postes ou de remplacements. Ces projets concernent tous les types de recrutement, y compris les postes à temps partiel et le personnel saisonnier.

Le champ de l’enquête couvre l’ensemble des établissements relevant de l’Assurance chômage, et depuis BMO 2010, les établissements de 0 salarié ayant émis au moins une déclaration d’embauche dans une période récente, les établissements du secteur agricole, ceux du secteur public relevant des collectivités territoriales (communes, régions…), les établissements publics administratifs (syndicats intercommunaux, hôpitaux, écoles…) et pour finir les officiers publics ou ministériels (notaires…). Ainsi, l’enquête ne concerne ni les administrations de l’État (ministères…), ni certaines entreprises publiques (Banque de France…).