Les emplois dans les activités de l’économie verte

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Les activités de l’économie verte concourent à la sobriété carbone, énergétique et matière, à la réduction des émissions de polluants dans les milieux naturels et à la préservation des espaces naturels.

Les activités de l’Économie verte regroupent les activités qui produisent des biens ou services ayant pour finalité la protection de l’environnement ou la gestion des ressources naturelles (Éco-activité), et celles dont les activités sont favorables à l’environnement, sans pour autant être leur finalité première (activités périphériques). L’économie verte est considérée comme un levier de croissance pour l’emploi, avec le développement ou la transformation d’activités existantes et l’apparition de nouvelles activités.

L’emploi dans l’économie verte progresse plus vite que l’emploi total

Les activités de l’économie verte totalisent 884 000 emplois en 2016, ce qui constitue 3,4 % de l’emploi total en France. Au cours de la période 2008-2016, l’emploi dans les activités de l’économie verte a crû en moyenne de 1,4 % par an, alors que dans l’ensemble de l’économie, le niveau de l’emploi a peu augmenté (+0,1 % par an). De ce fait, la part de l’économie verte dans l’emploi total a crû légèrement, passant de 3,1 % en 2008 à 3,4 % en 2016. Cependant, l’essentiel de la progression a eu lieu entre 2008 et 2012, l’emploi dans les activités de l’économie verte variant de façon modérée les trois années suivantes.

Évolution de l’emploi dans les activités de l’économie verte
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Évolution de l’emploi dans les activités de l’économie verte

Note : 2016p : données provisoires pour activités périphériques.

Champ : France entière

Source : SDES ; Insee, Esane ; comptes nationaux ; Ademe ; Agence Bio

Les emplois dans les activités de l’économie verte se répartissent à parts égales entre les éco-activités et les activités périphériques.

Parmi les éco-activités, celles visant la protection de l’environnement (eaux usées, déchets et réhabilitation des sols et des eaux…) totalisent 2,5 fois plus d’emplois que celles dont l’objet est la gestion des ressources naturelles (e.g. énergies renouvelables). Les domaines les plus pourvoyeurs d’emploi sont ceux de l’eau (eaux usées et distribution), des déchets (gestion des déchets et marché du recyclage), de la réhabilitation des sols et masses d’eau et de l’énergie (énergies renouvelables et maîtrise de l’énergie).

Dans les activités périphériques, celles liées à la construction ou la rénovation de bâtiments (e.g. services d’architecture, travaux de couverture ou de charpente) concentrent une large majorité des emplois (61 %), suivies par les transports (23 %).

Vive progression de l’emploi dans l’agriculture biologique

Dans les éco-activités, l’emploi a le plus progressé dans le domaine de la réhabilitation des sols et des masses d’eau (+10 % par an en moyenne entre 2008 et 2016) du fait du dynamisme de l’agriculture biologique. Il a également augmenté, mais de façon moins prononcée, dans les domaines de la recherche et développement, de la récupération et de la maîtrise de l’énergie. Dans ce dernier domaine, l’emploi a toutefois reculé en 2013 et 2014 après une progression soutenue entre 2008 et 2012. On observe un mouvement similaire dans le domaine des énergies renouvelables, le retournement de l’emploi intervenant en 2011-2012.

Dans les activités périphériques, c’est dans les transports que l’emploi a été le plus dynamique. Malgré un recul en 2016, 40 000 emplois nets y ont été créés entre 2008 et 2016, ce qui correspond à une croissance annuelle moyenne de 6 %. Le développement des investissements dans les infrastructures ferroviaires et de la production de véhicules de classe A (émettant moins de 100 grammes de CO2 par kilomètre) contribuent significativement à cette progression.

Si l’emploi a effectivement progressé plus rapidement dans les éco-activités que dans l’ensemble de l’économie entre 2008 et 2016, il n’est toutefois pas possible de mesurer à ce jour l’impact global de ce mouvement sur le marché du travail en raison des difficultés rencontrées pour appréhender le nombre d’emplois détruits en parallèle dans les autres secteurs de l’économie.