Depuis le début des années 1990, la sensibilité environnementale des Français se renforce d’autant plus que les conséquences de l’action de l’homme sur l’environnement se font de plus en plus visibles et occupent l’agenda médiatique : réchauffement climatique, tempêtes, inondations, pollution de l’air et de l’eau, impacts écologiques des activités agricoles et industrielles, incendies de forêt, etc. Au gré des événements et de la médiatisation de certaines controverses, la hiérarchisation des priorités environnementales évolue d’année en année, faisant apparaître des problèmes nouveaux ou faisant resurgir des sujets plus anciens. Demandeurs d’informations sur ces questions, les citoyens ont recours à diverses sources, selon la confiance qu’ils accordent à celles-ci. Percevant différemment les problèmes environnementaux globaux et locaux, les Français classent leurs préoccupations de manière variée selon que les inquiétudes qui sont les leurs en la matière touchent plus ou moins à la qualité de leur cadre de vie. Nombreux sont les individus qui pensent ne pas pouvoir agir efficacement à leur niveau pour lutter contre certains phénomènes, dont l’échelle et les enjeux économiques et politiques leur semblent hors de portée. À cet égard, les attentes vis-à-vis de l’État n’en sont que plus élevées, aussi bien en termes d’information que de capacité à agir concrètement.