Logement et artificialisation des sols

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La consommation d’espace par l’habitat exerce une pression sur les sols en contribuant à leur artificialisation. L’artificialisation des sols définit la perte du caractère naturel ou agricole d’un espace. Ce phénomène est responsable de la régression des terres arables et des milieux naturels, de la perturbation du cycle de l’eau et des sols et du mitage des paysages.

La consommation d’espace par l’habitat

En 2015, l’habitat individuel et collectif couvre près de 5 % du territoire national avec 2,5 millions d’hectares. Cette surface a progressée presque cinq fois plus vite que la population au cours des cinq dernières décennies. Cette pression accrue sur les sols s’explique par la conjugaison de plusieurs facteurs : hausse du nombre de ménages plus rapide que celle de la population, diminution du nombre de personnes par logement, agrandissement des logements et des espaces attenants, essor de l’habitat individuel (notamment dans les zones rurales), etc.

Évolution de la consommation d’espace par l’habitat
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Évolution de la consommation d’espace par l’habitat

Note : rupture de série entre 2003 et 2006. Année 2011 non disponible pour les enquêtes Teruti et Teruti-Lucas.

Champ : France métropolitaine

Source : Agreste, enquêtes Teruti et Teruti-Lucas; Insee; Insee-Sdes

Traitement : SDES, 2019

En 2015, le parc de logements en France métropolitaine compte 34 millions de résidences principales, constituées à plus de la moitié de maisons individuelles (56 %). La surface moyenne par personne a augmenté de près de 15 m² en trente ans pour atteindre 40 m² par personne en 2013.

L’évolution de la construction de logements neufs

En 2018, la construction de 420 000 logements a été lancée en France. Après une baisse continue dans les années 1980 puis une croissance particulièrement dynamique dans les années 1990-2000, le nombre de constructions neuves mises en chantier était en diminution jusqu’en 2014, malgré des fluctuations interannuelles. Depuis quelques années, la construction neuve repart à la hausse (+ 24 % entre 2014 et 2018).

Après avoir nettement augmenté entre les années 1990 et 2000, la part de logements individuels diminue depuis mais reste significative. Elle représente 40 % des mises en chantier de logements neufs en 2018.

Évolution des mises en chantier de logements neufs

Champ : France entière

Source : Sdes, Sit@del2, estimations sur données arrêtées à fin janvier 2019

Traitement : SDES, 2019

La construction neuve touche particulièrement les communes rurales et les petites unités urbaines (moins de 10 000 habitants). En plus de contribuer à l’artificialisation des sols, cet éparpillement de l’habitat génère également une augmentation des déplacements quotidiens des ménages à l’origine d’émissions de polluants atmosphériques et de Gaz à effet de serre (GES).