La biodiversité des sols

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Les sols constituent un habitat pour la faune et la flore. Leurs propriétés physiques et leur composition chimique varient d’un sol à l’autre et au sein d’un même sol. Du fait de cette hétérogénéité, les sols abritent plusieurs milliers d’espèces (animaux, champignons, bactéries…). Ces organismes vivants protègent le sol de l’érosion ou du tassement, améliorent sa fertilité et participent à la dégradation des contaminants.

Les bactéries dans les sols

Les sols argileux aux pH élevés et riches en carbone organique constituent les conditions les plus favorables à la présence d’une Biomasse microbienne abondante. Celle-ci s’avère généralement plus importante dans les sols de prairies naturelles ou forestiers que dans ceux des monocultures, des vignobles ou des vergers. Elle est également conditionnée par les perturbations des sols liées aux pratiques anthropiques (labour, amendements…). Les sols les plus riches se situent dans l’Est et dans les massifs montagneux, tandis que les plus pauvres se trouvent dans les Landes, le Nord et le Nord-Ouest. La nature et l’occupation du sol ainsi que les pratiques influent également sur la diversité microbienne. Les communautés bactériennes les moins diversifiées se retrouvent dans les forêts, écosystèmes les moins perturbés.

Biomasse et biodiversité microbienne des sols métropolitains
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Biomasse et biodiversité microbienne des sols métropolitains

Source : Plateforme GenoSol - UMR Agroécologie - INRA - GIS Sol/RMQS, 2016. D’après ONB, 2018

La faune du sol

Pour ce qui concerne la macrofaune, les sols métropolitains abritent en moyenne 260 vers de terre par m2. Ils sont plus abondants dans les prairies et les milieux agroforestiers. A contrario, les abondances les plus faibles s’observent dans les cultures et les milieux viticoles ou forestiers.

Abondance et richesse lombricienne

Source : © Université de Rennes1, UMR 6553 EcoBio, Ecobiosoil 2015. D’après ONB, 2018

Faisant l’objet d’un inventaire citoyen récent avec l’appui du MNHN, des Plathelminthes invasifs (vers plats terrestres originaires d’Asie) ont été identifiés en métropole et dans les Outre-mer. Ils menacent l’équilibre des sols et la faune qu’ils abritent en exterminant les vers de terre autochtones. En juin 2015, plus de la moitié des départements étaient concernés par au moins l’une des six espèces exotiques envahissantes de vers plats présents en métropole. L’Ouest et le Sud sont particulièrement concernés.