Les émissions d’hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP)

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Le secteur résidentiel, chauffage au bois principalement, contribue le plus aux émissions de HAP. Le benzo[a]pyrène (B[a]P) est considéré comme traceur du risque cancérigène pour la famille des HAP.

Les émissions de HAP

Les processus de combustion et de raffinage du pétrole sont à l’origine de la formation des HAP dans l’air. Une proportion importante de HAP provient des phénomènes de combustion, plus particulièrement de la biomasse dans le secteur résidentiel, dont les conditions sont souvent mal contrôlées (cheminée à foyer ouvert par exemple).

Ainsi, en 2017, les sources principales de HAP dans l’air sont le secteur résidentiel / tertiaire (57 %), principalement du fait du chauffage au bois et le secteur des transports, en particulier les véhicules diesel (26 %).

Cette problématique affecte particulièrement les vallées concernées par des émissions industrielles, par l’utilisation importante du chauffage au bois et/ou encore par des conditions climatiques qui bloquent la dispersion des polluants en hiver.

Les variations dans les émissions de HAP observées d’une année à l’autre s’expliquent en grande partie par les températures hivernales qui influent sur la consommation de bois dans le secteur résidentiel.

Plus globalement, les émissions de HAP ont baissé de 43 % sur la période 2000-2017, avec des progrès réalisés dans tous les secteurs d’activité et plus particulièrement dans le résidentiel / tertiaire avec le renouvellement d’installations de chauffage.

L’évolution des émissions d’hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP) en France
L'évolution des émissions d'hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP) en France
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L’évolution des émissions d’hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP) en France