Pesticide ou produit phytosanitaire ? Le mot « pesticide » est plus large dans le sens où il englobe des molécules d’usage vétérinaire, des molécules pour la protection des bois ou utilisés dans les peintures. Le mot « produit phytosanitaire » est plutôt utilisé pour la protection des plantes.

Le terme « pesticides » regroupe les substances chimiques destinées à repousser, détruire ou combattre les ravageurs et les espèces indésirables de plantes ou d’animaux causant des dommages aux denrées alimentaires, aux produits agricoles, au bois et aux produits ligneux, ou des aliments pour animaux. Sont également inclus les régulateurs de croissance des plantes, les produits défoliants, les produits dessiccants, les agents réduisant le nombre de fruits ou évitant leur chute précoce et les substances appliquées avant ou après récolte pour empêcher la détérioration des produits pendant leur stockage ou leur transport.

Différents produits (herbicide, insecticide, fongicide, nématicide, …) sont connus pour être utilisés dans la Communauté Européenne aujourd’hui. Mal utilisés (en termes de quantités) et en raison de leur faible pouvoir de dégradation, les pesticides peuvent s’accumuler dans la chaîne alimentaire et/ou contaminer les milieux naturels, c’est la bio-accumulation.

Les produits phytosanitaires ou « phytopharmaceutiques » sont des pesticides à usage végétal, majoritairement utilisés en agriculture (90 à 95 %) pour la protection des récoltes mais également pour l’entretien de certains espaces verts (cimetières, allées, …) ou des infrastructures de transports.

On distingue trois fonctions principales dont les ventes en tonnes pour l’année 2018 s’élèvent à
85 900 tonnes et se répartissent comme suit en France métropolitaine (source : BNVD) :

  • les fongicides et bactéricides (43,4 % des ventes en tonnes) : pour lutter notamment contre les champignons parasites (mildiou, …),
  • les herbicides (41.1 % des ventes en tonnes) : pour lutter contre les plantes indésirables (mauvaises herbes, …),
  • les insecticides et acaricides (5.6 % des ventes en tonnes) : pour lutter notamment contre les insectes ravageurs.
    D’autres produits (9,9 % des ventes en tonnes) existent, tels que ceux ayant une action sur les rongeurs (rodonticides), sur les escargots et les limaces (molluscicides), etc.….

Ces substances actives et/ou les molécules issues de leur dégradation sont susceptibles de se retrouver dans l’air, le sol, les eaux, les sédiments, etc., ainsi que dans les aliments. Elles présentent, par leur migration dans ces compartiments de l’environnement, des dangers plus ou moins importants pour l’homme et les écosystèmes, avec un impact à court ou à long terme.