La pollution de l’air par les métaux lourds

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En 2018, les concentrations en plomb (Pb) sont faibles et respectent la réglementation. Celles en arsenic (As), cadmium (Cd) et nickel (Ni) sont également inférieures aux normes réglementaires de qualité de l’air pour la protection de la santé à long terme, hormis sur un site pour le Ni.

Les concentrations en métaux lourds

Les concentrations dans l’air en As, Cd, mercure (Hg) et Ni sont réglementées par la directive 2004/107/CE du 15 décembre 2004. Cette dernière fixe des méthodes et des critères communs pour l’évaluation des concentrations en Hg dans l’air ambiant ainsi que dans les dépôts. Aucune norme réglementaire pour la protection de la santé humaine n’est en revanche définie pour ce métal.

Concentrations annuelles moyennes en métaux lourds en 2018

En 2018, le suivi de l’As, du Cd et du Ni est réalisé sur près de quarante sites. Les normes réglementaires de qualité de l’air fixées pour la protection de la santé à long terme pour l’As et le Cd sont respectées sur l’ensemble des points de mesure. Pour le Ni, un point de mesure situé à proximité d’industries enregistre une concentration supérieure à la norme réglementaire de qualité de l’air pour la protection de la santé à long terme. Cette station se trouve à Isbergues dans le Pas-de-Calais et mesure une concentration annuelle en Ni de 46 ng/m3.

En 2018, les concentrations annuelles moyennes s’établissent de la manière suivante :

  • pour l’As, elles sont comprises entre 1,1 et 6 ng/m3 pour deux stations de mesure et sont inférieures ou égales à 1 ng/m3 pour 95 % des stations restantes ;
  • les concentrations en Cd sont inférieures à 1 ng/m3 sur l’ensemble des sites de mesure ;
  • pour le Ni, un site mesure une teneur annuelle supérieure à 20 ng/m3, un site une concentration comprise entre 11 et 20 ng/m3, 44 % des sites une teneur comprise entre 1,1 et 10 ng/m3 et 51 % des sites une teneur inférieure ou égale à 1 ng/m3.

Compte tenu des sources majoritaires de Hg dans l’air, la surveillance de ce polluant se limite aux régions qui comptent une activité de production de chlore par un procédé chlore/alcali. Les autres campagnes de mesure sont de nature ponctuelle (quelques semaines dans l’année) : elles s’inscrivent dans le suivi périodique d’activités industrielles locales (cimenteries, usines d’incinération d’ordures ménagères…) ou relèvent de problématiques sanitaires (contamination de locaux par le bris de lampes ou d’instruments contenant du mercure).

Les concentrations moyennes annuelles en Pb en 2018 sont très inférieures à la norme réglementaire annuelle pour la protection de la santé à long terme fixée à 0,5 µg/m3. Elles sont pour 90 % des stations de mesure inférieures à 0,01 µg/m3. La concentration annuelle maximale enregistrée en 2018 (0,027 µg/m3) est mesurée dans les Ardennes par une station située à proximité d’industries.

Concentrations annuelles moyennes en métaux lourds en 2017

En 2017, le suivi de l’As, du Cd et du Ni est réalisé sur une quarantaine de sites. Les normes réglementaires de qualité de l’air fixées pour la protection de la santé à long terme pour l’As et le Cd sont respectées sur l’ensemble des points de mesure. Pour le Ni, deux points de mesure situés à proximité d’industries enregistrent une concentration supérieure à la norme réglementaire de qualité de l’air pour la protection de la santé à long terme : Isbergues dans le Pas-de-Calais avec une concentration de 35 ng/m3, et Grande-Synthe dans le Nord avec une concentration de 27 ng/m3.

En 2017, les concentrations annuelles moyennes s’établissent de la manière suivante :

  • pour l’As, elles sont comprises entre 1,1 et 6 ng/m3 pour 8,5 % des stations de mesure et sont inférieures ou égales à 1 ng/m3 pour les 91,5 % restantes ;
  • sur 2,1 % des points de mesure, les concentrations en Cd sont comprises entre 1,1 et 5 ng/m3. Sur les autres sites de mesure, elles sont inférieures ou égales à 1 ng/m3 ;
  • pour le Ni, deux sites mesurent une teneur annuelle supérieure à 20 ng/m3, deux une concentration comprise entre 11 et 20 ng/m3, 38 % des sites une teneur comprise entre 1,1 et 10 ng/m3 et 38 % des sites une teneur inférieure ou égale à 1 ng/m3.

Compte tenu des sources majoritaires de Hg dans l’air, la surveillance de ce polluant se limite aux régions qui comptent une activité de production de chlore par un procédé chlore/alcali. Les autres campagnes de mesure sont de nature ponctuelle (quelques semaines dans l’année) : elles s’inscrivent dans le suivi périodique d’activités industrielles locales (cimenteries, usines d’incinération d’ordures ménagères…) ou relèvent de problématiques sanitaires (contamination de locaux par le bris de lampes ou d’instruments contenant du mercure).

Les concentrations moyennes annuelles en Pb en 2017 sont très inférieures à la norme réglementaire annuelle pour la protection de la santé à long terme fixée à 0,5 µg/m3 et sont pour 89 % des stations de mesure inférieures à 0,01 µg/m3. La concentration annuelle maximale enregistrée en 2017 (0,0812 µg/m3) est mesurée sur la station d’Isbergues (site à proximité d’industries) dans le Pas-de-Calais.