La qualité de l’air dans les agglomérations françaises

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De 2000 à 2019, la pollution de l’air des villes s’est améliorée dans les zones éloignées des sources d’émissions (situation de fond). Pour quatre des cinq polluants les mieux suivis sur cette période, les concentrations ont baissé significativement. Néanmoins, les seuils réglementaires de qualité de l’air fixés pour la protection de la santé sont encore dépassés sur certaines parties du territoire.

L’évolution des concentrations des polluants les plus suivis dans l’air extérieur

La qualité de l’air que l’on respire est caractérisée par les concentrations de différents polluants, exprimées le plus souvent en microgrammes par mètre cube d’air (µg/m3). Ces concentrations sont mesurées en différents points du territoire français, majoritairement dans les villes où s’observent les plus fortes concentrations auxquelles la population est susceptible d’être directement ou indirectement exposée, à proximité de sources d’émissions (trafic routier, industries), ainsi que dans des zones éloignées de ces sources (fond urbain). Ces mesures de concentrations sont issues du réseau de stations du dispositif national de surveillance de la qualité de l’air, dont le périmètre peut évoluer d’une année à l’autre en fonction des ouvertures et des fermetures de stations.

Sur la période 2000-2019, les concentrations de cinq polluants ont majoritairement été suivies : le dioxyde de soufre (SO2), le dioxyde d’azote (NO2), l’ozone troposphérique (O3), les particules de diamètre inférieur à 10 µm (PM10) et celles de diamètre inférieur à 2,5 µm (PM2,5).

Depuis 2000, les concentrations moyennes dans l’air extérieur de différents polluants mesurées en fond urbain ont diminué :

  • Les concentrations moyennes annuelles en SO2 ont fortement baissé pour atteindre des niveaux proches d’un bruit de fond depuis plusieurs années.
  • Les concentrations en NO2, particules PM10 ont également diminué, bien que plus modérément. Les concentrations de PM2,5 suivent une trajectoire similaire depuis 2009.
  • Contrairement aux autres polluants, les teneurs moyennes estivales en O3 sont stables.

Malgré la diminution des émissions de polluants dans l’air, les seuils réglementaires de qualité de l’air fixés pour la protection de la santé à long terme pour le NO2, l’O3 et les PM10 sont toutefois dépassés chaque année en France. Ces dépassements interviennent principalement à proximité du trafic routier pour le NO2.

Évolution des concentrations en SO2, NO2, O3, PM10 et PM2,5 en fond urbain
Évolution des concentrations en SO2, NO2, O3, PM10 et PM2,5 en fond urbain
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Évolution des concentrations en SO2, NO2, O3, PM10 et PM2,5 en fond urbain

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Méthodologie

Le Service des données et études statistiques (SDES) calcule chaque année un indicateur de la pollution de l’air sous forme d’indice en base 100 des concentrations en 2000. Cet indice permet de chiffrer l’évolution des concentrations des cinq polluants les mieux surveillés sur la période : SO2, NO2, O3, PM10 et PM2,5 (depuis 2009 pour ce dernier). Pour les PM2,5, il a été pris comme hypothèse que l’indice PM2,5 en 2009 était égal à l’indice PM10.

Les données utilisées sont celles des stations de fond urbain. Elles sont produites par les Associations agréées de surveillance de la qualité de l’air (Aasqa). Elles sont centralisées dans la base de données nationale, Géod’Air, gérée par le Laboratoire central de surveillance de la qualité de l’air (LCSQA). Pour le calcul de l’indice de l’année n, les stations sélectionnées sont celles ayant fonctionné 85 % de l’année n et de l’année n-1. Cette méthode permet de mesurer l’évolution réelle entre deux années et de tenir compte de l’évolution du réseau de mesures. L’indice calculé est pondéré par les surfaces et ne tient pas compte de la population vivant à proximité des stations.

Tailles des agglomérations considérées :

  • petites (<100 000 habitants),
  • moyennes (100 000 à 250 000 habitants),
  • grandes (250 000 à 1 000 000 habitants),
  • très grandes (>1 000 000 habitants).

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